Conférence le 15 mars 2017 au pavillon Bois Papineau 3235 boul. St Martin est Laval

Pierre Laforêt partage ses connaissances sur les violettes africaines.

Non membres 5$

 

 

Jeudi le 2 mars 2017 venez en grand nombre.

Un atelier sur le bouturage des pélargonium ( Bégonia ) sera présenté et les boutures feront partie de nos tirages.

Suivra les capsules horticoles de madame Johane Lauzon.

Venez en grand nombe.

 

 

Quand il s’agit d’horticulture, les terrains parfaits sont plutôt rares; terre trop lourde, sol acide, trop d’ombre, etc, voilà autant d’éléments avec lesquels nous devons souvent composer. Alors, comment trouver l’harmonie au jardin malgré les contraintes ? Julie Boudreau sera parmi nous ce mercredi pour en parler.

Horticultrice, chroniqueuse, auteure, madame Boudreau est également une conférencière  fort populaire que nous avons pu apprécier à plusieurs reprises à la SHEL. Elle nous donnera donc ses petits trucs pour tirer le meilleur parti de nos jardins sans nous arracher les cheveux.

C’est un rendez-vous, mercredi 15 février à 19 h 15.

 

Prochaines conférences

Jeudi 2 mars atelier de bouturage et capsules horticoles. conférencières Danielle Thibault et Johane Lauzon

 

Mercredi 15 mars Les violettes africaines Pierre Lafôret

Jeudi 6 avril Conférence en 4 volets Johanne lauzon

Jeudi 4mai Potagers nouvelles tendances à la ville et à la campagne Sylvie Fullum

Mercrdi 17 mai Initiation au monde des champignon Jean després

Historique

La SHEL 35 ANS AU SERVICE DE L'HORTICULTURE ET DES LAVALLOIS 

par Robert Messier test221114

De tous temps, les gens d'ici ont manifesté un intérêt certain pour les plantes et les

fleurs. Il est facile d'admirer la beauté d'une fleur, d'en humer le parfum mais

l'identifier, la cultiver, assurer son entretien, c'est une toute autre histoire.

C'est un peu l'histoire de notre société, la Société d'horticulture et d'écologie de

Laval.

Au départ, une idée a germé dans la tête de deux personnes fort importantes pour

la Société : Paul Pouliot et Maurice Blain. Cette idée était celle de créer un lieu de

rencontre et d'apprentissage pour les amateurs d'horticulture. Évidemment, cette idée a

trouvé un terreau fertile auprès des gens de Laval. La Société, telle une plante s'est

épanouie au fil des ans.

Dans les pages qui vont suivre, vous retrouverez sous forme chronologique le

récit de cette aventure, assorti d'anecdotes savoureuses. Chacun des chapitres traitera

d'une période précise et se terminera par un « Saviez-vous que? ».

En espérant que cet historique saura vous rappeler quelques bons souvenirs et

vous faire sourire à l'occasion.

Chapitre I

La SHEL (1971-1983), d'abord et avant tout, un outil de formation

1971. C'est l'année de la tempête du siècle (4 mars 1971); c'est également l'année

du tragique glissement de terrain de Saint-Jean Vianney au Saguenay (5 mai 1971); c'est

la dix-septième conquête de la Coupe Stanley par le Canadien de Montréal (18 mai

1971); c'est aussi la première du meilleur film québécois de tous les temps « Mon oncle

Antoine ». Pour l'amateur d'horticulture lavallois, 1971 représente aussi une date

marquante. En effet, c'est le 28 octobre de cette année-là qu'a eu lieu la réunion de

fondation de la Société d'horticulture de Laval au 901 avenue du Parc à St-Vincent-de-

Paul. A noter qu'à cette époque, notre société ne comportait pas encore de volet

écologique.

L'idée de créer une société d'horticulture mûrissait depuis quelque temps déjà

dans la tête de M. Paul Pouliot, horticulture de renom et dans celle de M. Maurice Blain,

coordonnateur du Centre de la Nature de la ville de Laval.

Quelques mots concernant ces deux individus qui ont joué un rôle prépondérant

au sein de notre société.

Paul Pouliot agronome de formation, était déjà, à l'époque, un spécialiste de

l'horticulture. Il signait une rubrique horticole dans le journal « La Presse ». Il avait déjà

publié: « Le jardinage, guide pratique du jardinier » aux Editions de l'Homme en 1969.

Par la suite, M. Pouliot publiera d'autres volumes. Nous nous devons de

mentionner entre autres titres: « Les techniques du jardinage » en 1973 « Les plantes

d'intérieur » et « Votre potager » en 1974, « Arbres, haies et arbustes en 1976 » et « 1001

questions de jardinage » en 1987, et c'est sans compter les rééditions.

Paul Pouliot

M. Pouliot fut nommé président du conseil d'administration provisoire de la

Société d'horticulture de Laval en ce 28 octobre 1971.

Quant à M. Maurice Blain, il était à l'époque le coordonnateur du Centre de la

Nature mais on peut affirmer, sans se tromper, qu'il en est aussi l'idéateur, le visionnaire.

C'est, en grande partie, grâce à lui qu'un trou béant, une ancienne carrière, s'est

transformé en un parc convivial où il fait bon vivre. Le Centre de la Nature fut ouvert au

grand public en 1971.

M. Blain ne fera pas partie du premier conseil d'administration provisoire de la

Société mais il en demeurera un précieux collaborateur, un membre actif, sans compter

qu'il se joindra dès l'année suivante au conseil d'administration officiel à titre de premier

vice-président.

La première réunion mensuelle de la Société s'est tenue le 24 novembre 1971 au

Centre de la Nature. On y a traité de divers sujets horticoles : quelques notions de base

concernant la protection des plantes, la taille et l'émondage des arbres, des arbustes et des

haies, la culture des plantes de maison.

Déjà, à la fin de cette première réunion, la direction de l'Education permanente de

la Commission Scolaire Régionale Duvernay offrait sa collaboration afin d'élaborer un

cours en horticulture. Les seuls cours disponibles à l'époque se donnaient au Jardin

Botanique de Montréal.

Les cours ont démarré à Laval le 3 février 1972 et le mode de fonctionnement de

notre Société était déterminé en grande partie par ces cours : une rencontre mensuelle, le

troisième jeudi de chaque mois et des cours d'horticulture, une fois la semaine, les autres

jeudis. En 1975, il y avait 225 élèves en études horticoles, par exemple. Evidemment, les

cours avaient transporté leurs pénates à la polyvalente Georges Vanier.

Ce n'est que le 27 janvier 1972, que notre Société deviendra une société

d'horticulture et d'écologie. Cette proposition fut mise de l'avant par M. Raymond

McLean appuyé par M. Ed Le Gresley.

La Société a été constituée en corporation par lettres patentes en date du 21 juillet

1972.

La SHEL. est essentiellement un organisme d'éducation et de bien-être dans le

domaine des loisirs. C'est un organisme à but non-lucratif.

Ses principaux objectifs sont de : - diffuser les connaissances horticoles et

écologiques ainsi que les techniques et pratiques de culture des plantes ornementales,

potagères et fruitières; - travailler à la protection et à l'amélioration de l'environnement;

- collaborer avec les autorités compétentes afin de favoriser l'embellissement du milieu

- faciliter les échanges entre les membres.

Les réunions mensuelles, au cours desquelles se déroulait généralement une

causerie, avaient lieu, au tout début, au Centre de la Nature mais la Société a parfois tenu

ses rencontres en d'autres lieux. La Société a convoqué, lors de sa première année, une

réunion chez W.H. Perron, une jardinerie fort connue, à l'époque. Les membres de la

Société se sont également rendus à Saint-Lambert sur invitation de M. De Maisonneuve.

A ses débuts, les conférenciers offrant des causeries à la SHEL provenaient de

diverses sources : des membres de la société oeuvrant dans le domaine (jardineries,

semences, etc.), des retraités du Jardin Botanique de Montréal ou encore des contacts de

M. Pouliot. Les conférenciers ne recevaient pas de rétribution comme telle. La SHEL leur

remettait une « plaque de mérite ».

Un premier concours de la Société est ouvert aux membres en 1973. Il s'agit d'un

concours de boîtes à fleurs. Ce premier concours se déroulera du 15 juillet au 15 août

1973. Les membres étaient obligés de faire parvenir une photo couleur accompagnée

d'un coupon d'inscription. La boîte devait être transportable, de forme rectangulaire et

contenir des plantes annuelles seulement et l'arrangement devait être l'oeuvre de

l'amateur participant. M. Paul Lachapelle gagna le premier trophée « La Presse » dans la

catégorie « grand public » et M. Claude Richer obtint le premier trophée de la Société

dans la catégorie « membres de la SHEL. ». Ce concours pavera la voie à d'autres

concours qui deviendront des évènements annuels de la Société sous le vocable

« concours d'embellissement ». Les concours toucheront, outre les boîtes à fleurs, les

cours avant/arrière, les rocailles, les potagers, les bulbes.

Photo regroupant les gagnants des divers concours de la SHEL (1983) sous la

présidente de Madame Magella Jarry

D'autre part, une tradition s'installe au sein de la Société, une fête annuelle

réunissant tous les membres de la Société. En fait, cette fête se déroulait à la fin de la

session des cours d'horticulture. La fête prendra donc la forme d'une fête champêtre au

départ.

Par la suite une rencontre annuelle réunissant les dirigeant présents et passés de la

Société aura lieu dans le temps des Fêtes. Aujourd'hui cette réunion se fait à l'occasion

de la Saint-Valentin.

C'est également à cette époque que la Société se dote d'un logo. Le logo de notre

société est le fruit du travail d'étudiants de l'Institut des arts graphiques qui, à la demande

de M. R. Longpré, professeur à cet endroit, ont soumis divers logos à la Société.

En 1975, M. Larochelle fait une demande à la Société afin qu'elle incorpore son

club d'amateurs de violettes africaines à notre groupe. La SHEL aura dorénavant une

section « violette africaine » qui tiendra ses propres activités.

La SHEL va évoluer pendant 5 ans sous la gouverne de M. Paul Pouliot et de ses

collaborateurs. C'est sous sa direction que la SHEL se dotera d'un médaillon.

Au terme de ces 5 ans, la SHEL va constater que d'autres amateurs de plantes des

villes environnantes fondent leurs propres groupements. Déjà là, notre société devait faire

face à la compétition et se distinguer par rapport aux autres sociétés d'horticulture.

Le président Pouliot dans son dernier rapport annuel soulignait les diverses

réalisations de la société : - « la diffusion de connaissances horticoles au grand public par

l'intermédiaire des cours d'horticulture du Service de l'éducation aux adultes de la

Commission scolaire régionale de Duvernay et de nos conférences mensuelles, la tenue

de concours d'embellissement et d'exposition d'art floral ». Il souhaitait, par ailleurs,

quant aux projets futurs créer un centre de documentation horticole et développer

davantage la mission écologique de notre Société.

Qu'en était-il de la clientèle de la SHEL à cette époque ? Le membre-type était, en

fait, un couple d'âge moyen, propriétaire d'un immeuble (souvent un bungalow) qu'il

voulait mettre en valeur. Est-ce que le type de notre clientèle a vraiment changé depuis ?

Il faut noter que lors de la naissance de la SHEL, plusieurs sociétés horticoles

existaient (celles de Montréal, de Québec, de Saint-Lambert, de Montréal-Ouest, par

exemple). Leurs membres provenaient souvent du milieu anglophone. Les anglophones

du Québec se sont intéressés plus rapidement que les francophones à l'horticulture et à

l'écologie.

Le 9 novembre 1976, M. Pouliot se retire de la présidence. Il considérait qu'un

mandat de e cinq ans à la tête d'un organisme était amplement suffisant. Il ne voulait pas

que la Société ne devienne la « chose d'un seul homme ».

*************************

Jean-Paul de la Sablonnière, qui était le premier vice-président, l'année

précédente, lui succède.

Jean-Paul de la Sablonnière

Le mandat (1976-1977) de M. de la Sablonnière sera de courte durée. Néanmoins,

c'est pendant ce mandat que se développera une collaboration très étroite entre la ville de

Laval et la SHEL. M. Maurice Blain, membre éminent de notre société, mais aussi

coordonnateur du Centre de la Nature et représentant de la ville de Laval auprès de notre

société a présenté en janvier 1977 un projet de clinique horticole que notre Société

organiserait de concert avec la ville. Ce projet est accepté et sera couronné de succès. En

effet, cet évènement, tenu du 13 au 19 mars, a vu 375 personnes venir chercher de

l'information. La deuxième activité en collaboration avec la ville de Laval a été la

semaine d'embellissement (du 15 au 21 mai de la même année) où cinq conférences

traitant de sujets divers ont été offertes par cinq de nos membres.

Ce lien solide créé entre la ville et la Société, bien qu'il ait pris diverses formes au

fil des ans existe encore.

C'est également sous la direction de M. de la Sablonnière que le comité de bourse

d'études, en collaboration avec le Cercle des jeunes naturalistes, met sur pied un

concours dont le thème sera « Mon Centre de la Nature, je le connais ». Quatre bourses

de 40$ seront décernées aux jeunes gagnants. Il y a eu 300 inscriptions. Six jeunes seront

finalement honorés le 18 mai (bourses, livres).

Paul Pouliot a fait un retour à la SHEL à titre de conférencier en cette même

journée. Son sujet : Jardiner ou l'art de mieux vivre. Avec beaucoup d'humour et de

bagout, M. Pouliot rappelle son credo : « jardiner ne devrait pas être un esclavage mais

un passe-temps agréable ».

A compter de 76-77, le concours d'embellissement s'adresse uniquement aux

citoyens de Laval et aux membres de la Société. Ce cinquième concours est couronné de

succès. Lors de la remise des prix, la SHEL souligne le grand dévouement de M. Claude

Richer, responsable des quatre premiers concours de la Société en lui offrant un trophée.

************************

Le 19 octobre1977, Jean-Paul de la Sablonnière cède la place à M. Jacques

Lafrenière à titre de président de la SHEL. M. Lafrenière dirigera un conseil

d'administration, qui accueille en octobre 1977, sept nouvelles personnes. Quatre

membres du conseil 75-76 dont M. Lafrenière assureront la transition.

Jacques Lafrenière

M. Lafrenière n'est pas un inconnu dans le milieu horticole. Après avoir suivi un

cours professionnel en horticulture au Jardin Botanique de Montréal de 1956 à 1958, il a

travaillé par la suite dans le milieu, entre autre comme chef de section au Jardin

Botanique de Montréal. Mentionnons aussi qu'il a fondé en 1978 la Fédération des

sociétés d'horticulture et d'écologie du Québec et en a présidé les destinées jusqu'en

1980. M. Lafrenière a aussi collaboré régulièrement à diverses publications dans les

années 80: Protégez-vous, Le Condensé pratique du jardinage, Mon jardin, Vivre,

Rénovation et Bricolage, Fleurs, Plantes et Jardins. Il a agit à titre de chroniqueur

horticole à Radio-Canada et se trouve à l'origine du concours Villes et villages fleuris.

Mais revenons à la période qui nous occupe :1977.

Le premier geste du conseil 1977-1978 présidé par M. Lafrenière a été de réaliser

un sondage auprès de nos membres. Quelles étaient les attentes des membres à l'égard de

la Société ? Quelle était leur disponibilité ? Dans quelle mesure la programmation 77-78

répondait-elle à leurs attentes? Les membres étaient-ils intéressés par des ateliers sur la

qualité de l'air, l'étude des berges? La consultation devînt donc, à compter de ce moment,

une façon d'établir la programmation à venir. On peut dire que M. Lafrenière a instauré

ce mode de fonctionnement.

L'évènement marquant de la saison 77-78, outre les rencontres mensuelles où l'on

note une baisse de fréquentation en comparaison des années précédentes et le concours

d'embellissement annuel, fut la réalisation de cliniques horticoles et la tenue d'un

colloque en avril 1978 Le conseil de l'époque a, de concert avec M. Pierre Méthivier,

organisé des ateliers sur les plantes d'intérieur et les violettes africaines, les arbres et

arbustes, les plantes vivaces et annuelles ainsi que sur la culture potagère; M. Lafrenière a

prononcé lui-même un exposé sur la situation statistique de l'horticulture ornementale au

Québec et il y a eu un atelier sur l'horticulture comme loisir, sans compter une

conférence sur le même sujet, à savoir : Interprétation et ré-orientation de l'horticulture

sous forme de loisir.

Le colloque a connu un succès mitigé. La SHEL s'en est tiré avec un déficit de

300$.

Il faut par ailleurs mentionner le dépôt d'un mémoire au Ministère de l'Education

concernant le Livre Vert. Dans ce mémoire, la SHEL suggérait que l'écologie soit plus

accessible aux étudiants du secondaire, qu'en plus des cours de botanique offerts dans les

écoles, il serait souhaitable d'offrir des cours d'horticulture et qu'une activité comme le

Cercle des jeunes naturalistes devrait être mise en place au niveau para-scolaire.

Enfin, il était également question à l'époque d'un projet en collaboration avec les

bibliothèques de la ville de Laval. La SHEL se montrait intéressée à aider la ville à

élaborer une section « horticulture », en la conseillant dans l'achat des livres et revues

concernant le domaine.

Une nouvelle ère devait s'amorcer en octobre 1978. M. Lafrenière, en raison de

ses nombreuses activités ne sollicitait pas un renouvellement de mandat.

*****************

C'est Jacques Beaudry qui le remplaça. Il demeura président de la SHEL durant

cinq ans, soit jusqu'en mai 1983.

Jacques Beaudry

Cette nouvelle période marque le retour des deux pères-fondateurs de la Société,

Messieurs Pouliot et Blain au sein du conseil d'administration.

Cette période a vu la Société s'impliquer davantage sur le plan environnemental.

En effet, c'est sous la direction de M. Beaudry que la SHEL s'est opposé vertement à

l'implantation d'une usine de traitement de résidus industriels sur le territoire de ville de

Laval, projet mis de l'avant par la compagnie Stablex. Une résolution a été approuvée à

l'unanimité par les membres du conseil d'administration lors d'une réunion spéciale

tenue le 27 octobre 1980. La SHEL invoquait que ce projet constituait une un danger

pour la sécurité et la santé des résidants de Laval, qu'une telle usine entraînerait

possiblement la venue éventuelle d'industries polluantes à Laval et que selon le projet,

l'usine en question serait en partie installée sur un territoire zoné agricole.

Les conférences étaient particulièrement prisées à cette époque. Deux fois en

1979, une conférence de la SHEL a réuni plus de 200 personnes, en mars et en avril pour

être plus précis. D'ailleurs le record toute catégorie pour une conférence de la SHEL est

détenu par M. Phillipe Fol qui a attiré 209 personnes à sa causerie intitulée

« L'aménagement paysager et la préparation du jardin » Le conseil avait le don, à cette

période, de concocter des saisons vraiment diversifiées.

Un évènement de très grande envergure en horticulture s'est déroulé en 1980.

Nous parlons évidemment des Floralies. En effet, Montréal a été choisie comme ville

hôtesse des Floralies Internationales. Ce spectacle floral hors du commun était offert pour

la première fois en Amérique du Nord. Il était hors de question pour la SHEL de ne pas

souligner l'évènement. M. Georges Boisard a donc prononcé devant nos membres une

conférence sur l'évènement à venir. La Société a organisé pour ses membres des visites

guidées qui ont connu un succès retentissant.

Outre les cliniques horticoles qui existaient toujours en collaboration avec la Ville

de Laval, la SHEL a tenu un kiosque au Centre d'achats Laval pour se faire mieux

connaître de la population.

Dans la même veine, la SHEL a permis aux non-membres d'assister à ses

conférences à compter d'octobre 1980 moyennant la somme de 1$.

C'est également sous la gouverne de M. Beaudry que les sorties sont devenues

monnaie courante. Il suffit de mentionner, à titre d'exemple : les voyages à Ottawa pour

admirer les tulipes en mai 81, celui aux serres de Ste-Madeleine en juin 82 ou encore la

découverte de la forêt de Saraguay en mai 82.

Autre évènement à signaler : notre 10ème anniversaire. Par suite d'une suggestion

de M. Paul Pouliot, il a été décidé de souligner nos 10 ans d'existence. L'évènement a eu

lieu le 16 décembre 1981. Une fête intime au cours de laquelle M. Pouliot a lui-même

procédé à une rétrospective historique de la SHEL; Mme Légaré a fait une démonstration

d'art floral. Vin d'honneur et buffet ont été servis aux pionniers de la SHEL, aux

membres du conseil de l'époque et aux dignitaires présents.

M. Paul Pouliot en compagnie de la vice-présidente

Mme Magella Jarry à l'occasion du 10ème anniversaire

(16 décembre 1981)

C'est également au cours cette période que notre Société a fait l'objet d'un

reportage télé diffusé à Radio-Canada dans le cadre de l'émission « La Semaine Verte ».

Nos concours de boîtes à fleurs et d'embellissement ont été mis en veilleuse avec

l'avènement du concours « Villes et villages fleuris du Québec » en 1980 mais compte

tenu du peu d'engouement manifesté par les lavallois à l'égard de cette activité, la SHEL

a repris son concours de boîtes à fleurs et d'embellissement à l'interne.

En 1982, Mesdames Magella Jarry et Odette Mercier ont rédigé au nom de la

SHEL un mémoire qui fut déposé dans le cadre de « Consultaction Laval 1982 ». Cette

consultation auprès de nombreux organismes de Laval, dont le nôtre, visait à permettre à

l'administration municipale de déterminer quel soutien (financier ou autre) de

compétences municipales devait-elle fournir. C'est sur ce mandat bien rempli que se

termine ce premier chapitre où vous avez été témoin des premiers pas de notre Société

d'horticulture et d'écologie.

Saviez-vous que...

- on a demandé aux gens présents lors de la réunion de fondation de la SHEL, le 28

octobre 1971, un montant de 1$ comme cotisation de fondation.

- le premier conférencier de la SHEL a été M. Paul Pouliot. Il a offert un exposé sur

les soins à donner aux plantes reçues en cadeau.

- M. Jean-Claude Vigor, chroniqueur bien connu, a fait sa première apparition à la

SHEL le 15 janvier 1975 et qu'il sera encore des nôtres au cours de la saison

2007-2008.

- M. Pierre Bourque, ex-maire de Montréal, mais surtout ex-chef horticulteur du

Jardin Botanique de Montréal fut un fidèle collaborateur de la SHEL à ses débuts.

Il était aussi le beau-frère de l'un de nos membres, ce qui facilite les choses, vous

en conviendrez.

- une assemblée générale annuelle (élection du conseil d'administration) a déjà

réuni plus de 140 personnes (février 1975).

- le premier échange de plantes entre les membres de la SHEL s'est déroulé dans

l'entrée de garage de M. Paul Pouliot sur la rue Clébert.

- un conférencier en 1977-78 était payé approximativement 50$ alors qu'on

remettait une plaque-souvenir aux premiers conférenciers.

- une conférence mensuelle (11 décembre 1977) sur les décorations de Noël a eu

lieu à 9 h. un dimanche matin. Il faut dire que cette conférence se tenait au Jardin

Botanique de Montréal et qu'elle était assortie d'une visite des serres.

- trois conférences ont attiré plus de 200 personnes dans l'histoire de la SHEL : la

tordeuse de l'épinette (Réal Desaulniers), 200 personnes en 1976; les semis

intérieurs et sous lumière artificielle (Bernard Riopel), 203 personnes en mars 79

et l'aménagement paysager et la préparation du jardin (Phillipe Fol), 209

personnes en avril 1979.

J'ai rencontré pour vous...

Léo et Janine Frenette

Monsieur et Madame Frenette font partie des pionniers de la Société. Ils étaient là au tout

début. L'un et l'autre ont occupé au fil des ans des postes de direction. Monsieur.

Frenette a été deuxième vice-président, madame Frenette a été administratrice puis

secrétaire. Tous deux ont longuement collaboré à la SHEL.

Question : À quel moment avez-vous joint la SHEL ?

Réponse : Au tout début, nous avons répondu à un entrefilet dans le journal local

(Courrier Laval) où il était question de fonder une société d'horticulture à Laval. Nous

étions donc parmi les 35 personnes qui ont participé à la réunion de fondation fin octobre

71.

Question : Qu'est qui vous a amené à vous joindre à la SHEL ?

Réponse : Nous nous intéressions déjà à l'horticulture mais nous voulions acquérir une

bonne formation. Comme la Société était étroitement liée aux cours d'horticulture offerts

par l'Education permanente de la Commission scolaire de Duvernay (la Société prenait

les inscriptions), cela allait de soit.

Question : En quoi les réunions mensuelles étaient-elles différentes des cours offerts par

la Commission scolaire ?

Réponse : Les cours étaient des cours de base très théoriques. Les conférences avaient un

côté plus pratique tout en étant plus spécifique.

Question : Que retenez-vous de vos années au sein de la SHEL ?

Réponse : D'abord et avant tout les amitiés créées avec d'autres membres; 35 ans plus

tard, nous fréquentons encore des couples que nous avons rencontrés à la SHEL. Nous

nous devons de mentionner aussi la qualité des cours ou conférences et la générosité de

Monsieur Pouliot.

Question : Avez-vous une anecdote savoureuse à partager ?

Réponse : La Commission Scolaire offrait gratuitement les cours d'horticulture dont on a

parlé aux gens oeuvrant dans le milieu de l'horticulture. Dois-je vous dire que beaucoup

d'entre nous avions un « job » plus ou moins régulier dans une pépinière ou chez un

producteur horticole.

Question : Un souvenir mémorable ?

Réponse : Au début de la saison 73, c'était l'inscription pour les cours d'horticulture. Les

gens avaient été convoqués au Centre de la Nature dans une petite salle. 150 personnes se

sont présentées. Le responsable de la Commission scolaire n'est pas venu. M. Pouliot qui

n'était pas grand a dû grimper sur une table pour s'adresser au gens qui attendaient et

nous avons travaillé jusqu'à une heure du matin afin de prendre toutes les inscriptions.

Chapitre II

La SHEL (1983-2001) s'ouvre sur le monde...

Deuxième phase de notre Société. Que se passe-t-il en 1983 ? Marc Garneau

devient le premier canadien à se rendre dans l'espace. La télévision payante fait son

apparition au Québec. Michael Jackson connaît le plus grand succès de tous les temps

sur disque avec son album « Thriller » et on nomme pour la première fois une femme

à la Cour Suprême du Canada : Bertha Wilson.

Pour notre Société, c'est le début d'un temps nouveau, la présidence de la SHEL

sera assurée par des femmes jusqu'au début des années 2000. Quatre femmes vont se

succéder à la tête de la Société: Magella Rousseau-Jarry, Jacqueline Boileau,

Sylviane Malo et Françoise Charbonneau.

Est-ce le résultat des avancées du mouvement féministe obtenues au cours de la

décennie précédente? Pas nécessairement, quoique...

Ces quatre femmes vont se distinguer en affichant LES TROIS « D » :

dynamisme, dévouement et détermination.

D'abord, la première femme à accéder à la présidence de la SHEL : Magella Jarry.

Madame Jarry était déjà membre de la Société depuis quelques années et siégeait au

conseil d'administration.

Elle a d'abord fait ses preuves en avril 83 en dirigeant de main de maître

l'organisation de notre présence au sein de l'opération « Plein Feu » de la Ville de

Laval.

Magella Rousseau-Jarry

Notre participation à cet évènement tenu les 15, 16 et 17 avril 1983 était un peu le

prolongement de nos cliniques horticoles organisées par le passé en collaboration

avec la Ville mais s'inscrivaient davantage dans un vaste plan d'ensemble. Cette

année-là le tout avait lieu au Cegep Montmorency. D'ailleurs, Ville de Laval a

manifesté sa satisfaction à l'égard du travail accompli par Mme Jarry.

Bon an, mal an, Mme Jarry a, pendant son mandat, veillé à notre participation à

l'opération « Plein Feu » avec différents collaborateurs; mentionnons entre autres :

messieurs Pellerin, Talbot et Brisson.

Kiosque de la SHEL lors de l'opération « Plein Feu » de ville de Laval au

Cegep Montmorency en 1983

Sous la direction de Madame Jarry, les sorties se sont poursuivies: le bois de

Belle-Rivière, le Centre éducatif de Saint-Faustin, l'Institut de technologie agricole de

Saint-Hyacinthe (I.T.A.), autant de destinations qui ont reçu la visite de nos membres.

La Société s'est ouverte au grand public, faisant sa promotion dans différents

endroits: le Centre d'achats 2000, le Carrefour Laval, le Salon de l'agriculture et de

l'alimentation de la Place Bonaventure nous ont tour à tour accueillis.

Evidemment, les conférences se poursuivent au rythme de une par mois toujours

au même endroit. Quelques modifications sont apportées aux concours; entre autres, on

ajoute une nouvelle catégorie, celle des bulbes.

Sous la gouverne de Madame Jarry, la SHEL a maintenu le virage

« environnemental » amorcé par M. Beaudry. Une lettre souhaitant la conservation du

Boisé Papineau a été envoyée aux autorités compétentes. Une pétition a suivi; d'ailleurs

la conférence de la SHEL du 21 septembre 83 portait sur le Boisé Papineau et le Centre

de la Nature.

Eco-Nature s'est joint à certaines de nos activités. Eco-Nature, un organisme

fondé en 1985, avait et a toujours pour mission de protéger et de mettre en valeur la

rivière des Mille Îles pour le bénéfice de la communauté et de proposer des programmes

de sensibilisation quant à la protection de l'environnement.

Un autre projet d'envergure a été réalisé : le parrainage du projet « Art-Ecologie ,

livre objet ». Ce projet de collaboration subventionné par le Ministère des Loisirs, Chasse

et Pêche (5,890$) et Ville de Laval (480$) visait à permettre à des jeunes du secondaire et

du collégial d'exécuter des oeuvres d'art visuel ou littéraires (poèmes, essais) liées à

l'écologie dont les meilleures figureraient dans un livre-objet. Ce dossier piloté par Jean

Rodier a été couronné de succès. Le livre-objet a été lancé le 8 juillet 1984, une

collaboration de la SHEL et du Cercle d'Art.

En 1985, « Laval en Fleurs » a été fondé. Cette société s'est fixée comme but de

sensibiliser les plus de lavallois possibles à se donner un environnement des plus

agréables. Parrainée par la Société d'agriculture de Laval, Laval en Fleurs a mis sur pied

un concours d'embellissement. Il y a toujours eu collaboration étroite entre cet organisme

et le nôtre. Plusieurs des juges des premiers concours d'embellissement de Laval en

fleurs étaient des membres de la SHEL. Vingt-cinq ans plus tard, cette tradition persiste

toujours. Notons, par ailleurs que Madame Jarry, après son passage à la direction de la

SHEL est devenue présidente du conseil d'administration de Laval en Fleurs.

Tristes évènements que l'on se doit quand même de souligner pendant cette

période : nos démêlées avec la Fédération des Sociétés d'horticulture et d'écologie du

Québec et avec certains de nos délégués auprès de la dite fédération ainsi que la scission

survenue entre la SHEL et sa section de violettes africaines.

Dans le cas de la section « Violettes africaines » de la SHEL, Il y avait divergence

d'opinions tant sur le plan administratif que financier. Dans un climat d'harmonie et de

bonne entente, il a été convenu avec le président de l'époque de cette section Denis

Croteau que la section « Violettes africaines » deviendrait totalement autonome et

volerait de ses propres ailes à compter du 27 juin 84.

Dans le cas de la Fédération, les deux membres du conseil mandatés par la SHEL

pour assister au congrès de la Fédération n'ont pas suivi les directives émises par le

conseil concernant les appuis à accorder. La décision de les expulser de la Société fut

prise en juin 85 par les autres membres du Conseil. Par la suite, la SHEL s'est désaffiliée

de la Fédération mais comptait reconsidérer sa position en fonction de l'orientation que

la Fédération prendrait dans le futur.

Néanmoins, la SHEL a continué sous la férule de Madame Jarry de se faire

connaître et d'attirer de plus en plus d'horticulteurs amateurs. Le 21 mai 1986, Madame

Jarry cédait la place à Madame Jacqueline Boileau. Le conseil 86-87 comptait également

parmi ses membres deux personnes qui feront beaucoup pour le rayonnement de la

société : Laurent Brisson et Réal Robertson.

Dès le début de l'année 1987, la SHEL adhéra à nouveau à la Fédération.

*******************

Jacqueline Boileau

Si l'on devait résumer les quatre mandats successifs de Mme Boileau et de ses

différentes équipes à la direction de la SHEL, trois expressions nous viennent

rapidement en tête:

VISIBILITÉ, RAYONNEMENT, RECONNAISSANCE DU TRAVAIL

ACCOMPLI.

En effet, pendant cette période qui s'échelonne de mai 86 à septembre 90, il va

s'en passer des choses à la SHEL. D'abord des projets spéciaux : la conception et la

réalisation de jardins ou plates-bandes au Centre de la Nature (jardin de la flore indigène,

plate-bande de la SHEL, jardin des plantes utiles et médicinales).

D'autre part, le 15ème anniversaire de la SHEL qui sera également souligné en

grandes pompes et ce, en deux volets : par le Festival de l'horticulture et de l'écologie

tenue sous les auspices de la SHEL les 23 et 24 mai 1987 et par une cérémonie suivi d'un

buffet d'anniversaire le 30 août de la même année.

Le festival ayant connu un immense succès malgré le temps inclément, il

reviendra sous le vocable des « Florilèges 88 » du 8 au 12 juin 1988.

Il faut également mentionner que la SHEL sera l'hôtesse du congrès de la

Fédération des sociétés d'horticulture et d'écologie du Québec en collaboration avec la

CODEL (Corporation de développement économique de Laval) les 9 et 10 juin 1990.

Par ailleurs, certains de nos membres seront honorés de façon tangible par

d'autres organismes et la SHEL va étendre sa portée en offrant ses conférences à la fois

dans l'est et dans l'ouest de ville de Laval (ce qui était nouveau).

Revenons donc à l'implantation par la SHEL de jardins au Centre de la Nature.

En 1986, quelques bénévoles ont entrepris sous la coordination de M. Laurent

Brisson, la conception, l'aménagement et l'entretien d'un jardin de plantes indigènes. Ce

jardin qui s'est enrichi au fil des ans, comportait un sous-bois et plusieurs plates-bandes

au départ. On y dénotait entre 120 à 150 espèces de plantes indigènes. Certaines plantes

rares ou inexistantes dans la région y ont été introduites à titre expérimental.

Inauguration du jardin Laurent Brisson

Quant à la plate-bande de vivaces de la SHEL au Centre de la Nature, sa

réalisation a été confiée à Réal Robertson. D'un côté du ruisseau, la plate-bande

comportait des plantes vivaces fournies par Vivaces Québécoises et des plantes annuelles

provenant des Serres Gilles Lavoie, le tout selon un plan d'aménagement de M. Laurent

Brisson. De l'autre côté, les plants (au-delà de 600) provenaient de chez W.H. Perron et

étaient aménagés selon le schéma dessiné par M. Tony Huber.

En 1989, un autre membre de la SHEL, Romano Salvador, a présenté un projet de

jardin de plantes médicinales s'échelonnant sur 3 ans. Le projet a pris forme et est devenu

réalité. On y retrouvait à une certaine époque de 150 à 200 espèces de plantes

médicinales et aromatiques.

L'adhésion à un programme gouvernemental : « Défi » qui offrait une subvention,

a permis l'embauche de deux étudiants qui devaient faire du sarclage, de la préparation

de terrain, du désherbage, du découpage de bordure par beau temps et de la recherche par

mauvais temps. Ces jeunes travaillaient 40 heures/semaine au Centre de la Nature.

Comme nous le disions, précédemment, la Société d'Horticulture et d'Écologie de

Laval a célébré ses 15 ans en grandes pompes. Un projet d'envergure a été élaboré pour

souligner l'évènement : le festival de l'horticulture et de l'écologie. Les objectifs de

projet selon les procès-verbaux du temps étaient : « la promotion de l'horticulture et la

sensibilisation à l'appréciation de l'environnement, faire connaître la SHEL et ses

membres, attirer de nouveaux membres, particulièrement des jeunes et faire connaître

davantage le Centre de la Nature ».

Ce festival s'est déroulé les 23 et 24 mai 1987 au Centre de la Nature à quatre

endroits bien précis (les serres où l'on pouvait assister à des ateliers, le pavillon où

avaient lieu les conférences et le bingo horticole, le ruisseau où fut inauguré notre plate-

bande de la SHEL et le Village des Arts où l'on retrouvait les cérémonies protocolaires,

les remises de prix dont celle du meilleur horticulteur amateur 1987, les projections et

l'encan chinois). Il faut ajouter au nombre des activités les expositions de bonsaïs,

d'orchidées et de terrariums ainsi que le musée écologique d'Eco-Nature de même que

les visites guidées du Centre de la Nature et du boisé Papineau

Dans l'édition du Courrier Laval du 14 juin, le journaliste Jean-Claude Grenier

évoquait le succès retentissant du Festival qui avait accueilli plusieurs centaines de

visiteurs.

Une coupure de journal qui en dit long...

L'autre volet des célébrations du 15ème anniversaire a pris la forme d'une

cérémonie spéciale qui a eu lieu le 30 août 1987. Lors de cette cérémonie, la SHEL a

procédé à la plantation d'un arbre (un tilleul d'Amérique), un geste concret symbolisant

la force grandissante et la durabilité de la Société. Il y a eu également, lors de cet

évènement l'enfouissement d'un coffret-mémorial en céramique contenant des

témoignages et messages de membres de la SHEL, de la documentation et la liste des

membres du conseil 1986-1987, ce coffret étant destiné aux membres du conseil en place

lors du 25ème anniversaire. On a également profité de l'occasion pour présenter des

trophées aux différents récipiendaires des concours annuels de la SHEL. Un buffet

d'anniversaire fut servi à la Maison des Arts au coût de 10$.

Au cours de la saison régulière qui a suivi, la SHEL a multiplié les conférences.

Voulant desservir un plus large public et par suite d'une demande de résidants de

Fabreville, des conférences au nombre de 5 ont été offertes au Centre communautaire de

la Montée Montrougeau à Fabreville. Au cours des années suivantes, cette tendance s'est

maintenue. La polyjeunesse Ste-Rose, l'école St-Joseph de Chomedey vont tour à tour

nous accueillir.

C'est également à cette époque que débute un élément nouveau qui se greffe à nos

conférences : les séminaires. Souvent offerts au Centre de la Nature, par Daniel Fortin,

horticulteur reconnu oeuvrant au Centre de la Nature, ces séminaires constituaient une

sorte de complément à nos activités normales.

Passons maintenant au rejeton du Festival : « Les florilèges 88 SHEL » qui se

déroulèrent du 8 au 12 juin 1988 sur le site enchanteur du Village des Arts du Centre de

la Nature de Laval. L'évènement avait une vocation à la fois éducative, artistique et

commerciale.

On pouvait, entre autres, y admirer des modèles d'aménagement paysager réalisé

par nombre de nos membres associés, des expositions de fleurs exotiques et indigènes,

des oeuvres d'artistes mais aussi les oeuvres des lauréats d'un concours de dessins

d'enfants (un concours qui généra 924 inscriptions). Conférences, visites guidées, ateliers

étaient à nouveau au programme, sans compter différents exposants liés au milieu de

l'industrie horticole et agricole.

Le logo des Florilèges a été conçu par Diane Alary, étudiante en arts graphiques à

l'époque.

Logo des Florilèges 88

Cet évènement n'aurait pu être possible sans l'appui financier du gouvernement

provincial (quatre ministères contribuèrent au financement) et de la ville de Laval. La

SHEL procéda également à l'organisation d'un tirage (tondeuse/encyclopédie des fleurs

et plantes de jardin etc.) afin de financer une partie de l'évènement.

Aménagement paysager, gracieuseté de Vivaces Plus dans le cadre des

Florilèges 88

En 1989, la SHEL se contenta de participer (tenue d'un kiosque) aux Fêtes de

l'Été de la Ville de Laval au Centre de la Nature mais c'était pour mieux rebondir

avec l'organisation du Congrès de la Fédération des Sociétés d'Horticulture et

d'Écologie du Québec les 9 et 10 juin 1990. On y reviendra.

Pendant trois années consécutives, l'évènement « Hommage aux bénévoles » de la

ville de Laval a honoré l'un de nos membres comme bénévole de l'année dans son

secteur. Mme Boileau l'a été en 1988. Laurent Brisson en 1989. Laval en Fleurs

l'avait déjà honoré pour apport à l'embellissement de la ville. Enfin Réal Robertson a

été également au tableau d'honneur en 1990. C'est donc dire, que l'ensemble de la

municipalité a su reconnaître les mérites de notre Société à travers ces membres

éminents.

Pour couronner cette période, notre société a été l'hôtesse du congrès de la

F.S.H.E.Q. (Fédération des sociétés d'horticulture et d'écologie du Québec) du 8 au

10 juin 1990. Le fait que la ville de Laval célébrait alors son 25ème anniversaire a

sûrement contribué à l'obtention du congrès. Néanmoins, de concert avec la CODEL

(Corporation de développement économique de Laval), la SHEL s'est occupée de

recevoir et orienter les délégués, a collaboré à l'organisation du congrès (ateliers,

banquet, visites d'entreprises, pique-nique au Centre de la Nature, visites guidées.

Le congrès a été un franc succès, tant sur le plan de l'organisation que sur le plan

financier. Des commentaires élogieux ont été reçus de part et d'autres. Vingt-cinq

(25) membres ont travaillé bénévolement pour en faire un succès. Un profit de l'ordre

de 3,462.15$ a été réalisé, ce qui n'est pas à dédaigner.

Pendant cette période, nous sommes toujours de plus en plus présents : on

retrouvera un kiosque de notre Société au Centre Duvernay, au Carrefour Laval, à

Florexpo au Palais des Congrès.

Quelques innovations à mentionner : des membres de la SHEL agissent comme

guide pour des visites guidées du Centre de la Nature de la fin juin au début

septembre en 1989; tenue d'un bazar horticole le 20 mai 89 et création d'un « marché

aux pousses ».

La SHEL s'est également jointe au comité C.O.B.B.I.R. (Conférences sur les bois,

berges, îles et rivières de l'île Jésus)

Dans son rapport livré le 19 septembre 1990, Madame Boileau soulignait que la

société comptait 325 membres et près de 30 membres associés qui, malgré une

augmentation de coût (de 35$ à 50$), avaient pour la plupart renouvelé leur soutien.

Bien que six membres de son conseil ne se représentaient pas pour un nouveau

mandat, ces derniers conservaient des fonctions auprès de la Société, un témoignage

éloquent d'appartenance qui n'existe pas ailleurs.

********************

Une autre femme succéda à Madame Jacqueline Boileau. Il s'agit de Sylviane

Malo

Sylviane Malo

Sylviane Malo entourée d'une équipe dynamique a veillé aux destinées de la

SHEL pendant deux ans. Quelques faits survenus au cours des ces deux mandats

méritent d'être soulignés. Mentionnons, entre autres, notre participation plus

qu'active aux deux premières éditions de l'Effleure-Printemps; la création d'une

bourse d'étude destinée aux étudiants en horticulture de la région; un nouveau sigle

pour le 20ème anniversaire de la Société et de nombreux achats nécessités par

l'accession à un local permanent sis au Pavillon du Bois Papineau.

Parlons d'abord de l'Effleure-Printemps. La SHEL a même fait partie du comité

organisateur de l'évènement en question. En quoi consistait l'Effleure-Printemps ?

C'était un concours ouvert à tous les architectes-paysagistes, associations

professionnelles, concepteurs, constructeurs, entrepreneurs paysagistes, les

fournisseurs horticoles, institutions d'enseignement, horticulteurs, municipalités et

serristes de tout le Québec. Ce concours avait pour but de promouvoir l'amélioration

et le développement de l'horticulture environnementale et ornementale au Québec et

visait à faire reconnaître l'excellence des nouveaux produits et à fournir aux

entreprises une occasion d'exprimer leur créativité et de faire mieux connaître leur

spécialité.

Le rôle de la SHEL dans cette vaste exposition était d'en assurer le volet éducatif,

d'abord en y tenant kiosque, mais surtout en y organisant de nombreuses causeries. Il

faut, par ailleurs, souligner que la SHEL se limitait à défrayer seulement 35% du coût

des conférences. L'Effleure-Printemps était donc un excellent moyen de se faire

connaître auprès du grand public et des spécialistes. La première édition a connu un

succès retentissant. Le coût d'entrée était de 2$ mais tout était gratuit à l'intérieur.

Une vingtaine de bénévoles de la SHEL s'y sont relayés.

Lors de la seconde édition de l'Effleure-Printemps, les 1, 2 et 3 mai 1992, la

SHEL a mérité le premier prix pour le kiosque éducatif, un concept de Laurent

Brisson.

En octobre 91 le conseil de la Société a jugé bon de créer une bourse d'excellence

et de mérite destinée à un étudiant finissant en horticulture du Centre Vanier. La

bourse était d'un montant de 500$. Les modalités étaient les suivantes : un jury

composé de deux membres de la SHEL et d'un professeur du Centre Vanier devait

évaluer les candidats recommandés.

Après discussion, cette bourse a été reconduite l'année suivante mais avec une

réserve toutefois. Le montant était déterminé lors de la présentation du budget annuel.

Cette bourse a été remise dans le cadre de l'Effleure Printemps II en mai 92. La

bourse était désormais connue sous le nom de « Bourse Paul Pouliot ».

La SHEL a, d'autre part, changé de logo au cours de cette période. Ce

changement s'est effectué dans le cadre de notre 20ème anniversaire. Il visait à changer

notre image. Le 20ème anniversaire a été souligné sans tambours ni trompettes lors de

l'Effleure-Printemps.

Finalement le déménagement de nos bureaux au Pavillon du Bois Papineau en

octobre 90 nous a obligé à faire de grosses dépenses : ameublement, chaises, machine

à écrire, calculatrice etc.). Par la suite un budget de 1500$ plus ou moins 10% a été

voté pour que la Société se dote d'un ordinateur. La SHEL s'orientait donc sur la voie

du progrès. On a également procédé à l'achat d'un projecteur de diapositives et d'un

nouveau système de son.

La SHEL comptait approximativement 400 membres au cours de cette période,

un chiffre que l'on se doit de souligner.

Évidemment, les conférences se sont poursuivies aux endroits habituels

(Polyvalente Vanier pour l'est et Ecole St-Joseph pour l'ouest). Le projet

gouvernemental Défi qui permettait d'embaucher des étudiants pour nos jardins du

Centre de la Nature a été maintenu.

La Société a continué, par ailleurs, d'accroître sa visibilité que ce soit par la

présence d'un kiosque au Carrefour Laval dans le cadre de la semaine de l'Âge d'or

ou par sa participation au 250ème anniversaire de Ste-Rose, ainsi qu'à la Fête de Mai

au Parc des Mille îles, ou encore à la journée du 24 juin de la Ville de Laval.

Au nombre des projets qui n'ont pas abouti : le projet d'une bibliothèque horticole

où nos membres auraient pu emprunter, louer ou consulter des ouvrages pertinents.

Après de nombreuses discussions et tergiversations, le désistement d'un de ses

responsables et l'hospitalisation d'un autre, le projet a été reporté à plus tard, sinon

aux calendes grecques.

****************

Le 16 septembre 1992, Françoise Charbonneau, déjà en poste comme deuxième

vice-présidente de la Société dans le conseil précédent devenait présidente et pour

longtemps... Sa présence à la barre de la Société durera 10 ans.

Françoise Charbonneau

Madame Charbonneau provenait du milieu; elle possédait une formation en

horticulture. Aux dires de certains, elle était une « encyclopédie sur deux pattes » en

matière d'horticulture. Elle pouvait, et elle l'a fait à l'occasion, remplacer à pied levé

un conférencier qui s'était désisté.

Elle a été, par ailleurs, fortement impliquée dans plusieurs organismes : entre

autres, à la Commission Scolaire, au niveau de l'école alternative L'Envol., à titre de

commissaire parental et dans une serre de production horticole intégrant au sein de

l'équipe du personnel handicapé.

Mais revenons à SHEL. Une sage a déjà dit : « On ne change pas une formule

gagnante ». Madame Charbonneau a donc emprunté à ses prédécesseurs un « modus

vivendi » qui avait fait ses preuves.

Au cours de cette période (1992 à 2001), nous retrouvons au programme de la

SHEL annuellement : une participation à l'Effleure-Printemps jusqu'en 2001.

L'édition 1999 a par contre été annulée faute de locaux appropriés et l'évènement

comme tel a été abandonné en 2002 pour la même raison.

Le programme des conférences hautement apprécié dessert à la fois l'est et l'ouest

de Laval. Cette situation persistera jusqu'en septembre 1996, moment où toutes les

conférences seront dorénavant dispensées sous un même toit : le pavillon du Bois

Papineau, le premier jeudi et le troisième mercredi du mois. A noter que la

programmation de la saison était conçue par Madame Charbonneau et trois ou quatre

membres du conseil. Le tout était approuvé par le reste du conseil

Il en sera de même des séminaires de la SHEL qui auront également lieu à

compter de 1996 au Bois Papineau. A titre d'exemples, quatre séminaires étaient à

l'affiche en 1997-98, l'un sur les décorations de Noël, un autre sur les nouvelles

variétés de vivaces, le suivant sur les pergolas et patios et finalement un dernier sur

l'utilisation de plantes indigènes dans nos aménagements.

Le programme gouvernemental « Défi » dont le nom changera en 1995 permet,

comme par le passé, à la SHEL d'embaucher deux étudiants pour l'entretien et la

conservation de ses jardins au Centre de la Nature.

Au fil des ans, la SHEL est présente lors des évènements rassembleurs.

Mentionnons, entre autres : les fêtes du 24 juin de la Ville de Laval, la remise des

vivaces organisée par Laval en Fleurs, le 125ème anniversaire de Ste-Dorothée, les

portes ouvertes au Pavillon Bois Papineau, les festivités du Parc des Prairies et

combien d'autres sans compter notre présence au Fêtes Gourmandes de Laval et dans

les centres commerciaux.

Des sorties, souvent sur le principe du co-voiturage, sont proposées. Quelques

exemples : chez Fred Oehmichen à Oka, un spécialiste des graminées, les jardins de

Jean-Pierre à Ste-Christine, les serres Rosaire Pion, à St-Thomas d'Aquin.

Enfin, la bourse de la SHEL, offerte à un étudiant en horticulture, depuis 1991 le

sera jusqu'en 1996. Faute de fonds et en raison du manque de disponibilité des

professeurs pour procéder à l'évaluation, cette initiative sera abandonnée.

Les quelques innovations survenues au cours de la dite période ont parfois été

couronnées de succès ou ont connu un succès mitigé.

Parmi les faits marquants : notre participation au programme « Mon milieu, mes

arbres » où, en collaboration avec des étudiants du Centre Vanier, nous avons assuré

la coordination et la planification de travaux de plantation sur un terrain situé

boulevard de la Concorde, près du poste des pompiers. C'était en 1993.

La SHEL a également célébré son 25ème anniversaire, de façon relativement sobre.

Le maire de Laval, M. Gilles Vaillancourt a tenu une réception civique soulignant le

25ème anniversaire de la Société, permettant de relater les grands évènements à la base

de la création et de l'évolution de notre Société et rendant un brillant hommage à ses

membres et bénévoles le mardi 12 novembre 1996. Le coffret qui avait été enfoui lors

du 15ème anniversaire à l'intention des membres du conseil du 25ème a été

malencontreusement endommagé lors de travaux visant à déplacer des statues aux

pieds desquelles se trouvait le dit coffret.

Le parrainage du projet d'aménagement du marais du Parc Berthiaume-du

Tremblay (92ème rue et Île Paton, dans Chomedey) a connu des hauts et des bas. Le

projet qui a été refusé, en premier lieu, par les instances gouvernementales, a refait

surface, puis a été réalisé très partiellement. Il n'y a eu que renaturalisation du marais

du parc Berthiaume-du-Tremblay localisé en bordure de la Rivière-des-Prairies à

Laval et la mise en eau du marais par la création d'une ouverture sur la rivière et d'une

sortie. Au début des années 80, ce marais était en contact direct avec la rivière. Des

remblais y furent donc installés. C'était en 1997.

Au chapitre des projets qui n'ont pas eu de suite : « La feuille de chou », un

bulletin qui devait en principe offrir des nouvelles, des conseils et une liste des

activités à venir à nos membres.

Le fait de revenir, années après années avec le même type d'activités peut parfois

avoir un effet « sclérosant ». La Société a donc connu une baisse tant en terme de

membership qu'au niveau de l'appui financier de ses membres associés. Il faut par

contre souligner que d'autres phénomènes, indépendants de la volonté des

administrateurs, peuvent également être invoqués. C'est le cas de la multiplication

des sociétés d'horticulture et d'écologie dans les villes environnantes, du

vieillissement de la population (ces gens ont déjà aménagé les abords de leur maison),

des nouveaux quartiers qui offrent peu d'espace à l'aménagement, et de la présence et

des activités variées de Laval en Fleurs.

Ajoutons à cela une hypothèse que nous nous permettons de formuler : la période

1992-2001 correspond, à peu de chose près, au boom horticole dans les médias. Le

grand public a maintenant accès à des émissions spécialisées (Jardins d'aujourd'hui,

Fleurs, plantes et jardins etc.), à des chroniques horticoles à l'intérieur d'autres

émissions) et finalement plusieurs ouvrages typiquement « québécois » sont

disponibles sur le marché en matière d'horticulture. C'est donc dire que l'information

horticole circule et qu'il n'est plus nécessaire de se joindre à une société

d'horticulture et d'écologie pour réussir et dénicher de l'information pertinente.

Néanmoins, grâce à Madame Charbonneau, et à une poignée de membres dévoués

(les Arsenault, Gadoua, Lapointe, Brouillet et compagnie) la Société a pu survivre

jusqu'en 2001 et nous les en remercions tous.

Allocution du maire de Laval

Gilles Vaillancourt

à l'occasion du 25ème anniversaire de la SHEL

« Sans tambours ni trompettes, vous célébrez le 25ème anniversaire de votre

société. Pourtant durant toutes ces années, votre organisation a acquis une notoriété et

une maturité enviables. Votre organisation est reconnue par la population lavalloise.

Vous êtes les ardents défenseurs et promoteurs d'une qualité de vie et

d'environnement à laquelle notre ville s'associe pleinement.

Cette tradition d'embellir Laval par des fleurs et des plantes s'est accentuée avec

le temps et ne cesse de connaître de plus en plus d'adeptes auprès de la population.

Les Lavallois et Lavalloises peuvent admirer au Centre de la Nature toute la

splendeur du jardin de plantes indigènes et sauvages que vous avez créé en 1987. Vous

avez été, en quelque sorte, des précurseurs. Aujourd'hui vous demeurez une source

précieuse de référence pour les citoyens et citoyennes, respectueux de la nature.

La Société d'horticulture et d'écologie de Laval rayonne par son dynamisme et

son savoir-faire. Une foule de bénévoles oeuvrent au sein de votre organisme qui est

animé par une passion renouvelée d'année en année. Il fait bon vivre à Laval et j'en suis

particulièrement heureux.

Je crois qu'aujourd'hui, la place que nous accordons tous au respect, à la

protection et à l'embellissement de notre environnement, nous la devons en grande partie

à des organisations comme la vôtre... Votre souci de vivre dans un environnement sain et

beau me réjouit... Votre souci de faire partager vos connaissances à vos concitoyens est

tout à votre honneur. Par vos actions, vous transmettez l'amour de la nature et de

l'horticulture. »

Saviez vous que...

- le Festival d'horticulture et d'écologie de la SHEL tenue les 23 et 24 mai 1987 s'est

soldé par un déficit de 193.66$.

- la ville de Laval a mérité en 1990 le titre de « plus belle grande ville fleurie du

Québec » ainsi que la mention d'excellence des sentiers verts.

- la SHEL a toujours trouvé le moyen d'aviser ses membres des réunions mensuelles

sans qu'il lui en coûte une fortune. Au tout début, les membres recevaient une

invitation par écrit. Les frais postaux étaient absorbés à une époque par la

Commission Scolaire, à une autre par la CODEL (Corporation de développement

économique de Laval). Par la suite, grâce à un réseau de dévoués bénévoles, la SHEL

a procédé à des blitz téléphoniques. Aujourd'hui, tout membre possédant une adresse

courriel reçoit un rappel de la conférence à venir. Quant aux autres, ils sont conviés à

nos conférences via les médias locaux (section babillard communautaire, un service

gratuit).

- la SHEL s'est dotée d'une fiche d'évaluation des conférenciers à compter de 1986

et aujourd'hui encore (2007), le conseil d'administration procède à l'évaluation des

conférenciers.

- la première étudiante à avoir travailler dans le cadre du programme Défi 87

(programme gouvernemental de subvention) pour la SHEL au Centre de la Nature

était Isabelle Boisvert, une étudiante en première année à l'I.T.A. (Institut de

Technologie Agricole de Saint-Hyacinthe) et qu'elle avait quitté son travail d'été

dans une pépinière pour se joindre à nous.

- le logo qui a remplacé en 1991 le sigle original de la Société a été abandonné sous

l'administration Charbonneau car les membres du conseil considéraient que la plante

stylisée représentant notre Société ressemblait beaucoup à un plant de « cannabis ».

L'ancien logo a donc repris droit de cité.

- la lavatère (lavatera) est devenue la fleur emblème de la ville de Laval en 1993.

J'ai rencontré pour vous...

Magella Rousseau-Jarry

Madame Rousseau-Jarry a été la première femme à occuper le poste de présidente

de la SHEL. Elle a vécu cette période ou la SHEL était présente sur tous les fronts.

Question : A quel moment vous êtes vous jointe à la SHEL et qu'est-ce qui vous y a

amené?

Réponse : Vers 1978, avec mon conjoint, nous possédions déjà un jardin mais tout était à

apprendre. Nous avons donc commencé par les cours du soir à l'école Vanier puis nous

avons assisté aux conférences mensuelles. Je dois également dire que c'était une activité

de couple. Mon mari était autant intéressé que moi à l'horticulture et c'était le cas de la

majorité des autres couples présents.

Question : Si vous deviez résumer en quelques mots vos années à SHEL, quels seraient-

ils ?

Réponse : Un accueil chaleureux, des gens généreux de leur temps, des conférences

extrêmement diversifiées, un plaisir de tous les instants (jamais le fait de me rendre à la

SHEL n'a été un « pensum »).

Question : Qu'en avez-vous tiré ?

Réponse : Cela m'a permis de mettre de l'ordre dans notre jardin. Aujourd'hui encore, je

me rappelle du nom des plantes que j'ai appris à ce moment-là.

Question : Auriez-vous un fait cocasse à nous raconter en rapport avec la SHEL ?

Réponse : L'hiver, il était parfois question des dégâts que pouvait faire le sel à nos

pelouses. J'ai donc contacté un représentant de chez « Sel Windsor » afin qu'il nous

entretienne en conférence de la façon de limiter les dégâts. Il est arrivé avec un camion

rempli à demi de sacs de sel. Ce soir-là, tous les gens présents sont repartis avec deux

sacs de sel pour le déglaçage et une salière de sel fin. Du sel pour la SHEL.

Question : Quel est votre plus beau souvenir ?

Réponse : Sans contredit, l'atmosphère familiale qu'on retrouvait au sein de la SHEL.

Egalement l'appui et le respect que j'ai sentis chez mes collègues lorsque j'ai été élue

première « présidente » de la SHEL. Je suis, par ailleurs, restée en contact avec des gens

que j'ai rencontrés à l'époque.

Chapitre III

La SHEL (2001-2007) s'adapte aux nouvelles technologies mais

elle n'oublie pas ses racines...

Que se passe-t-il en 2001 ? Personne n'a oublié les attentats survenus au World

Trade Center à New York. C'est également le Sommet des Amériques à Québec où il y

aura de la violence entre les altermondialistes et la police. Enfin évènement un peu plus

réjouissant, c'est la sortie au cinéma du premier Harry Potter, « Harry Potter à l'école des

sorciers ».

Chez nous la SHEL amorce une nouvelle phase, une relance en quelque sorte.

Deux présidents se succèderont pendant cette période : Yvon Denis et Michel Rivet. Les

deux ont oeuvré dans le même sens. L'un a amorcé la relance, le suivant l'a complété.

L'un possédait les connaissances, l'autre, les contacts. Ces deux mandats sont

pratiquement indissociables. Il faut mentionner, d'autre part, qu'Yvon Denis a siégé au

conseil après son retrait de la présidence.

Yvon Denis Michel Rivet

2002-2004 2004-

Comme nous l'avons vu précédemment, la situation n'avait rien de réjouissant. Le

nombre des membres était en baisse et certains membres associés (commanditaires) nous

désertaient. Il faut donc donner un coup de barre. Ce coup de barre passera par le

marketing et l'informatisation.

Parlons d'abord d'informatisation : désirant accroître sa visibilité, la SHEL, sous

l'administration Denis, a décidé de créer son site internet. Ce premier site créé en 2003,

un peu artisanal à ses débuts, il faut bien le dire, a été hébergé sur le serveur de la

Fédération des Sociétés d'horticulture et d'écologie du Québec. Le site a subi une refonte

totale avec l'arrivée sur le conseil de Madame Claude Cournoyer en octobre 2005 sous

l'administration Rivet. Déjà webmestre d'un site attirant annuellement des millions de

visiteurs sur la toile, Au jardin secret de Tadine (www.tadine.ca), cette experte a

« revampé » notre site.

On retrouve aujourd'hui à l'adresse suivante : http://shlaval.fsheq.org une page

d'accueil soulignant les dernières modifications apportées au site, des liens menant à la

programmation de la saison prochaine et aux pages dévolues aux activités du 35ème

anniversaire de la SHEL. On retrouve également sur diverses pages la mission et les

objectifs de la Société; la composition du conseil d'administration; la façon de devenir

membre et ce qu'on peut en retirer (il est même possible d'obtenir le formulaire

d'adhésion en ligne). Une page est également consacrée à nos distingués membres

partenaires et associés sans qui il n'y aurait pas de Société ainsi qu'une autre consacrée à

leurs petites annonces. On y retrouve aussi des trucs et astuces de jardinage, la plante à

découvrir, sans compter une foule de liens horticoles et quelques suggestions de lecture.

S'y greffera prochainement, sous le vocable « historique », une version virtuelle de que

vous avez entre les mains.

Il est évidemment possible via ce site de communiquer directement avec la SHEL

pour toute demande de renseignements. Si les demandes ne concernent que l'offre de

service ou les conférences dispensées par la SHEL, le secrétaire se fera un plaisir d'y

répondre. Si par contre, il est question de conseils horticoles, la demande sera acheminée

à la personne la plus habilitée à y répondre. Inutile de vous dire que la SHEL possède son

adresse courriel (Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.) qui lui permet de communiquer rapidement avec

tous ses membres disposant d'une adresse électronique (140 actuellement).

L'informatisation des fichiers « membres » et « membres partenaires et associés »

permet en quelques clics de souris de connaître le nombre de nos membres, leur

répartition géographique (par exemple, combien de gens hors de Laval sont membres

chez nous), le nombre de couples, la proportion d'hommes ou de femmes au sein de la

SHEL, le nom des membres qui doivent renouveler leur carte de membre à un mois

donné. L'élément le plus important de cette informatisation c'est la possibilité de rappeler

à nos membres toutes conférences ou activités de la SHEL quelques jours avant

l'évènement et ce en un rien de temps.

Parlons maintenant technologie, Yvon Denis, après avoir cédé sa place à Michel

Rivet (15 septembre 2004) a oeuvré à ses côtés dans le dossier de « modernisation ». En

effet, ces deux représentants du conseil ont piloté une demande de subvention ponctuelle

à la Ville de Laval pour que la Société puisse se doter d'un matériel à la fine pointe de la

technologie. Cette démarche a été couronnée de succès. La SHEL dispose maintenant

d'un projecteur multimédia et d'un ordinateur portatif.

Ce matériel nous permet, dans un premier temps, d'offrir à nos conférenciers des

outils à la hauteur de leur présentation. Bon nombre d'entre eux délaissent la

traditionnelle diapositive au profit de la photo numérique. Grâce a cette technologie, nous

pouvons désormais présenter, avant les conférences et à la pause, des diaporamas

affichant nos commanditaires, la programmation à venir, des capsules horticoles ou

encore des photos de plantes. La SHEL remercie Ville de Laval pour ce coup de pouce

fort apprécié.

L'autre élément qui a contribué grandement à la relance de la SHEL, c'est un blitz

marketing réalisé par Stéphane Lavoie. Monsieur Lavoie, au nom de la Société a sollicité

378 entreprises liées de près ou de loin au monde de l'horticulture (producteurs, serristes

de détail, architectes-paysagistes, arboriculteurs et élagueurs, fleuristes, jardineries).

Toutes ces entreprises ont reçu une lettre expliquant les tenants et les aboutissants

de notre organisme accompagnée d'une demande de contribution, notre calendrier de la

saison précédente ainsi qu'un formulaire de retour permettant de faire une contribution.

Cette démarche a connu beaucoup de succès. Pour la saison 2005-06, la SHEL a pu

compter sur 23 membres-associés (50$) et 5 membres-partenaires (250$). Le dossier a été

repris depuis par Madame Micheline Xeropaides.

Par ailleurs, comme le passé est garant de l'avenir, la Société a décidé de se

concentrer sur ses points forts, à savoir : ses conférences, ses séminaires et ses sorties.

Une attention particulière a été apportée à l'élaboration de chaque programmation depuis

le tournant du siècle. Dans la plupart des cas, notre programmation a été le fruit d'une

séance de « brainstorming » de l'ensemble du conseil et ce pour chacune des saisons.

Nous avons, d'autre part, procédé à une étude comparative des sociétés

d'horticulture et d'écologie environnantes. Celle de Laval se distingue par le nombre de

ses conférences (deux par mois au lieu d'une partout ailleurs), et par son rapport

qualité/prix (le coût d'adhésion pour une personne est à peine plus élevé qu'ailleurs, et ce

pour davantage de conférences – à cet égard, il serait intéressant de consulter l'annexe 1.)

Les séminaires, quoique moins nombreux que par le passé, attirent encore. Il en

est de même des sorties (Une visite aux Fougères Boréales a été fort appréciée- c'était en

quelque sorte un complément à la conférence que son propriétaire nous avait donné

quelques mois auparavant).

Au chapitre des innovations, certaines ont connu plus ou moins de succès. C'est le

cas de l'échange de plantes qu'on a tenté de faire revivre.

Par contre, d'autres furent de belles réussites : des soirées de divertissement

destinées à nos membres où les gens de la troupe d'improvisation de la Place des Aînés

nous ont fait bien rire lors de matches d'impro à connotations horticoles.. Improvisation

mixte, nombre illimité de joueurs, 2 minutes, ayant pour sujet : « Vous avez un beau...

jardin, Madame », « Tu as un beau thym... », « J'ai vendu ma salade... », autant

d'improvisations auxquelles nous avons eu droit.

Quelques expériences ont permis de faire connaître la Société à des non-

membres : la soirée « Amenez gratuitement un ami à une conférence » tenue le 6 mars

2003 où 185 personnes ont profité des bons conseils de Larry Hodgson ou encore le fait

de faire tirer des laissez-passer pour deux personnes lors d'évènement comme les Portes

Ouvertes de la Pépinière Locas. Une expérience du même genre qui a rapporté des

dividendes : des laissez-passer offerts à nos membres-associés et partenaires pour qu'ils

puissent en bénéficier eux-mêmes ou que leur clientèle puisse en profiter.

Deux évènements à déplorer au cours de cette période, l'un mineur, l'autre

majeur.

Nous avons eu quelques démêlés avec le COOL (Club d'observation des oiseaux

de Laval). En effet, nous avons offert en 2001 une conférence sur l'observation des

oiseaux. La présidente du COOL, madame Aubut nous accusait de jouer dans ses plates-

bandes. Lorsque nous avons invité le conférencier Stephan Sobkowiak à nous entretenir

de la façon d'attirer les oiseaux au jardin en 2006-2007, nous avons donc consulté le

COOL pour approbation.

L'autre évènement nettement plus triste, c'est l'abandon par la SHEL du Jardin

Laurent Brisson au Centre de la Nature. Après de nombreuses discussions, un projet de

relance, le conseil en est venu malheureusement à proposer et accepter la résolution

suivante :

« Attendu qu'après recherche, il est clair que le Centre de la Nature a

accepté que la SHEL fleurisse et entretienne un espace au coeur du parc du Centre

de la Nature en 1986;

Attendu que la SHEL n'a plus ni les moyens ni le temps d'assurer

l'entretien des Jardins Laurent Brisson ;

Attendu que la fondation du Centre de la nature s'est montrée intéressée à

prendre la relève;

Il est proposé que la SHEL cède son droit de fleurir et d'entretenir le dit

espace à la Fondation du Centre de la nature. »

Cette proposition a été acceptée à l'unanimité.

A l'heure actuelle, un dossier est latent à la Ville. Par souci de transparence, il faut

évoquer la possibilité que la SHEL exige éventuellement de ses membres la carte

Avantage. La Ville nous a indiqué que nous devrions procéder ainsi à plus ou moins

brève échéance.

La Ville justifie sa demande par les services qu'elle rend à notre société : salles de

réunion, local de la SHEL, services offerts par les bureaux municipaux de Loisirs (BML).

Les membres de la SHEL non-résidants de Laval devraient, dans un tel cas,

assumer le coût annuel de cette carte, doublant, à peu de chose près, leurs frais

d'adhésion. Le membership s'en retrouverait réduit d'autant.

Afin de démontrer notre bonne foi, le nouveau calendrier 2007-2008 indique en

toutes lettres sous le logo de la Ville de Laval que nous suggérons à nos membres de se

procurer la carte. Il en est également question sur le nouveau formulaire d'adhésion.

Pour l'instant (août 2007), le dossier est latent.

En matière de visibilité, nous avons tenté d'être présent le plus possible au sein de

la communauté lavalloise : présence à Laval en Fleurs, à la Tournée Gourmande, aux

portes ouvertes de la Pépinière Locas, à l'émission « Le Clown jardinier » à Radio

Boomer 1570 AM, sans compter un site internet mis à jour régulièrement.

La SHEL travaille en étroite collaboration avec d'autres organismes voués à

l'embellissement et la sauvegarde de l'environnement. Dans le cas de Laval en Fleurs,

nous procédons à un échange de services. Nous distribuons le dépliant de cette société à

nos membres. En revanche, cette société nous permet de glisser notre calendrier dans leur

« mailing postal».

Dans le cas des autres organismes, c'est un peu l'accentuation de notre volet

écologique qui en est la raison (Eau-Secours, Eco-Nature, Action Environnement).

En effet, la mise en vigueur de lois plus sévères en matière de pesticides, de

produits fertilisants, d'arrosage et de recyclage a fait en sorte que la Société n'a pas eu le

choix d'offrir des conférences à la sauce « écolo » et ce, depuis 2005; on retrouve donc

au moins deux conférences par année vraiment liées à l'écologie. Dans la programmation

2007-08, par exemple, « Eco-Logis » « Jardiner par niches écologiques » et

« Démystifier les arrosages, les besoins en eau des végétaux » sont à l'affiche.

L'organisation du 35ème anniversaire de la SHEL a drainé beaucoup d'énergie au

cours des derniers mois. Voici à quoi se résume cette commémoration, tenue le 26 août

2007 au Centre de la Nature :

- plantation d'un arbre de collection (Salix matsudana tortuosa)

- dévoilement d'une plaque soulignant le 35ème

- vin d'honneur réunissant dignitaires, pionniers et membres éminents de la SHEL

- visites guidées du Centre de la Nature avec Laurent Brisson

- dévoilement de notre emblème floral

- conférences sur les jardins à visiter au Québec par Robert Messier

- ateliers de dessins d'enfants

- concours de photographie « 35 jardins pour le 35ème »

sans compter notre présence dans certaines maisonnettes du Village des Arts aux

côtés d'exposants ayant un rapport avec l'horticulture. A noter, par ailleurs, la

collaboration totale du Centre de la Nature dans le cadre de cet évènement.

La rédaction de cet historique et sa diffusion font aussi partie du programme du 35ème.

Ce projet souvent évoqué mais jamais réalisé l'a finalement été.

I

Saviez vous que...

- monsieur Jean-Guy Gadoua a sûrement présenté au fil des ans plus d'une centaine

de conférenciers différents dans son rôle de présentateur « officiel » de la SHEL.

- le pourcentage des membres possédant une adresse électronique est

approximativement de 60%.

- pendant la saison 2003-04 deux conférenciers nous ont fait faux bond au grand

désespoir du président Yvon Denis. La SHEL a réagi rapidement. Si jamais la

situation se reproduisait, nous disposons maintenant d'une conférence de réserve

qu'un membre du conseil peut donner le cas échéant. Évidemment, depuis ces

évènements, tous nos conférenciers ont honoré leur engagement.

- le regretté Jean Leroux offrait gratuitement, bon an, mal an, des semences

particulièrement bien identifiées, un geste prisé par tous nos membres.

- la SHEL dispose de son propre numéro de téléphone seulement depuis novembre

2005. La famille Arsenault peut enfin bénéficier d'un peu de tranquillité et de l'usage

de son appareil personnel.

- le nouveau code de gestion des pesticides est en vigueur depuis le 3 avril 2003.

- l'initiative du 6 mars 2003 « Amenez gratuitement un ami à une conférence » s'est

soldée par une assistance de plus de 185 personnes. Larry Hodgson, chroniqueur bien

connu, était le conférencier invité.

- Angélique Lafond (Cormoran, SRC), Madame Gladu (Le petit monde de Laura

Cadieux, TVA) et la mère de Charles-Henri Tremblay (Virginie , SRC) sont membres

de la Société. En effet, Mireille Thibault, comédienne bien connue et lavalloise fait

partie de nos membres.

J'ai rencontré pour vous...

Madeleine Lapointe

Madame Madeleine Lapointe est membre de la SHEL depuis 29 ans, soit depuis

1977. Elle a également siégé au conseil d'administration durant de nombreuses années.

Elle est donc en mesure de témoigner de l'évolution de notre société au fil des ans.

Question : À quel moment vous êtes-vous jointe à la SHEL?

Réponse : En 1977. C'est mon beau-frère qui en faisait déjà partie qui m'a invitée à y

aller.

Question : Qu'alliez-vous chercher à la SHEL?

Réponse : D'abord et avant tout, j'allais y chercher la nourriture pour répondre à mon

appétit de connaissance des fleurs et il a été comblé. J'ai toujours été impressionnée par

le niveau de qualité de la grande majorité de nos conférenciers pendant toutes ces années.

Question : Avez-vous noté une évolution de la SHEL au fil des ans ?

Réponse : La Société a généralement su s'adapter aux besoins différents de la clientèle au

cours des années. A mon avis, en terme de sujets à traiter, on fait, pardonnez-moi

l'expression, le « tour du jardin » en 3 ans environ. Néanmoins, je suis restée toutes ces

années car le traitement par les conférenciers étaient différents et qu'il y a eu évolution

du domaine. J'ai également été témoin de l'explosion du nombre de sociétés

d'horticulture et d'écologie dans les environs au détriment de notre Société.

Question : Qu'avez-vous tiré de ces années passées au sein de la SHEL?

Réponse : Je suis très heureuse d'avoir participé aux activités de la SHEL. J'y ai fait des

contacts tant professionnels qu'amicaux et j'ai accru mon bagage de connaissances.

Question : Une anecdote, un fait cocasse ?

Réponse : Je vais toujours me rappeler les gens faisant la queue pour déguster les tisanes

de notre apothicaire, M. Romano Salvador, à l'Effleure-Printemps ainsi que M. Réal

Robertson et ses immenses chariots de pousses à distribuer.

Question : Quel est votre plus beau souvenir lié à la SHEL?

Réponse : Je dirais ma présence comme déléguée de la SHEL au congrès de la Fédération

tenu à Rivière-du-Loup ainsi que ma présence aux différents kiosques de la SHEL dans le

cadre de l'Effleure-Printemps.

Conclusion

En 35 ans, la SHEL a connu des hauts et des bas. Tout compte fait, plus de hauts

que de bas. Nous avons pu constater au fil de ce récit que la SHEL s'est illustrée au sein

de la communauté lavalloise, s'y dotant d'une réputation enviable et offrant hier comme

aujourd'hui un service fort apprécié de nos horticulteurs et écologistes amateurs.

La SHEL, comme plusieurs l'ont souligné, est une « grande famille ». Comme

dans toutes les familles, il peut y avoir des accrochages et des conflits mais le tout est vite

oublié et il est toujours plaisant de s'y retrouver tous ensembles.

La SHEL, au fil de ces 35 années, a affiché le souci toujours constant d'offrir des

services de qualité au moindre coût possible. Sa situation financière fort acceptable en est

d'ailleurs le reflet.

Le défi, qui attend ceux qui vont suivre, est le maintien des acquis et l'innovation

assortis de l'objectif de rajeunir la Société. Nous y comptons bien.

Au plaisir de se voir au 45ème anniversaire en 2017.

Annexe I

Coût d'adhésion individuelle à la SHEL pour un membre de moins de 60 ans

La SHEL

sous la présidence de...

1971-1972 Paul Pouliot

1972-1973 Paul Pouliot

1973-1974 Paul Pouliot

1974-1975 Paul Pouliot

1975-1976 Paul Pouliot

1976-1977 Jean-Paul De la Sablonnière

1977-1978 Jacques Lafrenière

1978-1979 Jacques Beaudry

1979-1980 Jacques Beaudry

1980-1981 Jacques Beaudry

1981-1982 Jacques Beaudry

1982-1983 Jacques Beaudry

1983-1984 Majella R. Jarry

1984-1985 Majella R. Jarry

1985-1986 Majella R. Jarry

1986-1987 Jacqueline Boileau

1987-1988 Jacqueline Boileau

1988-1989 Jacqueline Boileau

1989-1990 Jacqueline Boileau

1990-1991 Sylviane Malo

1991-1992 Sylviane Malo

1992-1993 Françoise Charbonneau

1993-1994 Françoise Charbonneau

1994-1995 Françoise Charbonneau

1995-1996 Françoise Charbonneau

1996-1997 Françoise Charbonneau

1997-1998 Françoise Charbonneau

1998-1999 Françoise Charbonneau

1999-2000 Françoise Charbonneau

2000-2001 Françoise Charbonneau

2001-2002 Françoise Charbonneau

2002-2003 Yvon Denis

2003-2004 Yvon Denis

2004-2005 Michel Rivet

2005-2006 Michel Rivet

2006-2007 Michel Rivet

Le Conseil d'administration de A à Z au fil

des ans

Allaire Marcel, Allan Yvette, Arsenault Noëlla, Arsenault Paul, Atti Sara, Barré Nicole,

Bayard Francine, Beaudry Jacques, Bédard Carole, Bélanger Monique, Bigras

Adrien, Bissonnette Robert, Blain Maurice, Boileau Jacqueline, Boileau Jean-Paul, Boily

Lucie, Boisselier Joel, Boivin Véronique, Boivin Yvette, Bouchard Daniel, Boyer

Murielle, Brisson Laurent, Brodeur André, Brouillet Marcel, Buteau Ernest, Chalifour

Marie-Claude, Brown Francine, Champagne Lucien, Chapdelaine Denise, Charbonneau

Claudette, Charbonneau Françoise, Charbonneau Gérard, Charbonneau Lucie, Charest

Monique, Charest Nichol, Comeau Jacques, Corneillert Irène, Couillard Charles-André,

Cournoyer Claude, Denis Yvon, De la Sablonnière Jean-Paul, Desautels Luc, Desjardins

André, Desrochers Alice, Desrochers Léo, Dion Charles, Dubois Ginette, Dubois Jean-

Pierre, Dumontier Gilles, Dupéré André, Falardeau Jeannine, Filiatreault Jocelyne, Fortin

Hélène, Fortin Louise, Fournier Gilles, Frappier Isabelle, Frenette Jeannine, Frenette Léo,

Gaboury Marcel, Gadoua Huguette, Gadoua Jean-Guy, Goudreau Normand, Goyette

Jean-Guy, Guay Hélène, Hancart Francis, Houde Lise, Jacqmin Eudore, Jarry Majella,

Kassabgui Suzanne, Labrie Fernand, Lachapelle Paul, Laflamme Rita, Lafrenière

Jacques, Lalonde Geneviève, Landry Pierre, Landry Roger, Lapalme Benoît, Lapointe

Madeleine, Lavoie Micheline, Lavoie Stéphane, Lebrun Antoine, Lefebvre Daniel,

Lefebvre Guy, Légaré Jean-Marc, Lemyre Madeleine, Lepage Gilles, Lepage Patricia,

Lévesque Jeannine, Locas Roger, Lussier Manon, Magnan Lucie, Malo Sylviane,

Marquis Paul, Massé Diane, Mayrand Marie, Mercier Odette, Messier Robert, Milo Paul,

Monette Claude, Mongeau Francine, Morissette Armand, Olivier Fernande, Olivier

Gérald, Ouellet Jean, Papillon Pauline, Paquin Jeannine, Paré Diane, Pellerin Pierre,

Pelletier Christiane, Pépin Huguette, Poitras Yvon, Pouliot Hélène, Pouliot Mariette,

Pouliot Paul, Richer Claude, Rivet Michel, Robertson Real, Rodier Jean, Roosens Henri,

Roosens Jacqueline, Roy Raymond, Sabourin Micheline, Salvador Romano, Sawyer

René, Sicard Lise, Simard Méridé, St-Cyr Denis, St-Germain Mireille, St-Onge Denise,

Toupin Marielle, Tremblay Jocelyn, Tremblay Lise, Van Geehoven Yvon, Vignoul

Denise, Villeneuve Jean-Jacques, Vinette Raymond, Xeropaides Micheline, Yvinec Eric

Remerciements

Remonter le fil du temps est une entreprise qui nécessite des heures et des heures

de recherches, des rencontres avec des témoins de l'époque, c'est un peu le chemin que

j'ai parcouru au cours des derniers mois.

Je tiens à remercier particulièrement le conseil d'administration qui m'a confié la

tâche de rédiger l'historique que vous avez entre les mains et qui m'a permis de consulter

l'ensemble des archives de la Société.

Je tiens aussi à remercier les gens que j'ai rencontrés en entrevue: les Janine et

Léo Frenette, Magella Rousseau-Jarry et Madeleine Lapointe mais également tous les

autres qui au détour d'une conversation, d'un appel téléphonique ont confirmé les faits,

en ont complété la teneur. Parmi eux, messieurs Arsenault, Rivet et Denis et combien

d'autres.

Je tiens enfin à remercier particulièrement Michel Rivet, président actuel de la

SHEL qui m'a appuyé dans cette entreprise et qui s'est dévoué sans compter dans le

cadre de ce 35ème anniversaire de la SHEL.

Un merci tout spécial à ma conjointe, Micheline Xeropaides, qui a été ma

première lectrice et à Madame Claude Cournoyer, qui a bien voulu relire ce document.

Je ne peux terminer sans mentionner l'apport financier de la Fédération des

Caisses Populaires Desjardins de Laval, sans laquelle la publication de cet historique

aurait été impossible.

Robert Messier

Secrétaire de la SHEL

Table des matières

Introduction......................................................................2

Chapitre I – La SHEL (1971-1983), d'abord et avant tout un outil

de formation.....................................................................3

Saviez-vous que................................................................12

J'ai rencontré pour vous Léo et Janine Frenette...........................13

Chapitre II – La SHEL (1983-2001) s'ouvre sur le monde..............14

Allocution du maire Gilles Vaillancourt lors du 25ème anniversaire

De la SHEL.....................................................................28

Saviez-vous que................................................................29

J'ai rencontré pour vous Magella Rousseau-Jarry.........................30

Chapitre III – La SHEL s'adapte aux nouvelles technologies mais

elle n'oublie pas ses racines...................................................31

Saviez-vous que................................................................36

J'ai rencontré pour vous Madeleine Lapointe..............................37

Conclusion......................................................................38

Annexe I........................................................................39

La SHEL sous la présidence de.............................................40

Le conseil d'administration de A à Z au fil des ans......................41

Remerciements................................................................42

 

La SHEL 35 ANS AU SERVICE DEL’HORTICULTUREET DES LAVALLOIS

 

 

 

Par: Robert Messier

 

 

 

 

 

 

 

De tous temps, les gens d’ici ont manifesté un intérêt certain pour les plantes et les

 

fleurs. Il est facile d’admirer la beauté d’une fleur, d’en humer le parfum mais

 

l’identifier, la cultiver, assurer son entretien, c’est une toute autre histoire.

 

 

 

  C’est un peu l’histoire de notre société, la Société d’horticulture et d’écologie de

 

Laval.

 

 

 

  Au départ, une idée a germé dans la tête de deux personnes fort importantes pour

 

la Société : Paul Pouliot et Maurice Blain. Cette idée était celle de créer un lieu de

 

rencontre et d’apprentissage pour les amateurs d’horticulture. Évidemment, cette idée a

 

trouvé un terreau fertile auprès des gens de Laval. La Société, telle une plante s’est

 

épanouie au fil des ans.

 

 

 

 Dans les pages qui vont suivre, vous retrouverez sous forme chronologique le récit de cette aventure, assorti d’anecdotes savoureuses. Chacun des chapitres traitera

 

d’une période précise et se terminera par un « Saviez-vous que? ».

 

 

 

  En espérant que cet historique saura vous rappeler quelques bons souvenirs et

 

vous faire sourire à l’occasion.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chapitre I

 

 

 

 

 

 

 

La SHEL (1971-1983), d’abord et avant tout, un outil de formation

 

 

 

 

 

 

 

 1971. C’est l’année de la tempête du siècle (4 mars 1971); c’est également l’année

 

du tragique glissement de terrain de Saint-Jean Vianney au Saguenay (5 mai 1971); c’est

 

la dix-septième conquête de la Coupe Stanley par le Canadien de Montréal (18 mai

 

1971); c’est aussi la première du meilleur film québécois de tous les temps « Mon oncle

 

Antoine ». Pour l’amateur d’horticulture lavallois, 1971 représente aussi une date

 

marquante. En effet, c’est le 28 octobre de cette année-là qu’a eu lieu la réunion de

 

fondation de la Société d’horticulture de Laval au 901 avenue du Parc à St-Vincent-de-

 

Paul. A noter qu’à cette époque, notre société ne comportait pas encore de volet

 

écologique.

 

 

 

 

 

 

 

 L’idée de créer une société d’horticulture mûrissait depuis quelque temps déjà

 

dans la tête de M. Paul Pouliot, horticulture de renom et dans celle de M. Maurice Blain,

 

coordonnateur du Centre de la Nature de la ville de Laval.

 

 

 

 

 

 

 

 Quelques mots concernant ces deux individus qui ont joué un rôle prépondérant

 

au sein de notre société.

 

 

 

 

 

 

 

 Paul Pouliot agronome de formation, était déjà, à l’époque, un spécialiste de

 

l’horticulture. Il signait une rubrique horticole dans le journal « La Presse ». Il avait déjà

 

publié: « Le jardinage, guide pratique du jardinier » aux Éditions de l’Homme en 1969.

 

 

 

 

 

 

 

 Par la suite, M. Pouliot publiera d’autres volumes. Nous nous devons de

 

mentionner entre autres titres: « Les techniques du jardinage » en 1973 « Les plantes

 

d’intérieur » et « Votre potager » en 1974, « Arbres, haies et arbustes en 1976 » et « 1001

 

questions de jardinage » en 1987, et c’est sans compter les rééditions.

 

 

 

Paul Pouliot

 

 

 

 

 

 M. Pouliot fut nommé président du conseil d’administration provisoire de la

 

Société d’horticulture de Laval en ce 28 octobre 1971.

 

 

 

 Quant à M. Maurice Blain, il était à l’époque le coordonnateur du Centre de la

 

Nature mais on peut affirmer, sans se tromper, qu’il en est aussi l’idéateur, le visionnaire.

 

C’est, en grande partie, grâce à lui qu’un trou béant, une ancienne carrière, s’est

 

transformé en un parc convivial où il fait bon vivre. Le Centre de la Nature fut ouvert au

 

grand public en 1971.

 

 

 

 

 

 M. Blain ne fera pas partie du premier conseil d’administration provisoire de la

 

Société mais il en demeurera un précieux collaborateur, un membre actif, sans compter

 

qu’il se joindra dès l’année suivante au conseil d’administration officiel à titre de premier

 

vice-président.

 

 

 

 

 

 La première réunion mensuelle de la Société s’est tenue le 24 novembre 1971 au

 

Centre de la Nature. On y a traité de divers sujets horticoles : quelques notions de base

 

concernant la protection des plantes, la taille et l’émondage des arbres, des arbustes et des

 

haies, la culture des plantes de maison.

 

 

 

 

 

 

 

 Déjà, à la fin de cette première réunion, la direction de l’Éducation permanente de

 

la Commission Scolaire Régionale Duvernay offrait sa collaboration afin d’élaborer un

 

cours en horticulture. Les seuls cours disponibles à l’époque se donnaient au Jardin

 

Botanique de Montréal.

 

 

 

 Les cours ont démarré à Laval le 3 février 1972 et le mode de fonctionnement de

 

notre Société était déterminé en grande partie par ces cours : une rencontre mensuelle, le

 

troisième jeudi de chaque mois et des cours d’horticulture, une fois la semaine, les autres

 

jeudis. En 1975, il y avait 225 élèves en études horticoles, par exemple. Évidemment, les

 

cours avaient transporté leurs pénates à la polyvalente Georges Vannier.

 

 

 

 

 

 

 

 Ce n’est que le 27 janvier 1972, que notre Société deviendra une société

 

d’horticulture et d’écologie. Cette proposition fut mise de l’avant par M. Raymond

 

McLean appuyé par M. Ed Le Gresley.

 

 

 

 

 

 

 

 La Société a été constituée en corporation par lettres patentes en date du 21 juillet

 

1972.

 

 

 

 

 

 

 

 La SHEL. est essentiellement un organisme d’éducation et de bien-être dans le

 

domaine des loisirs. C’est un organisme à but non-lucratif.

 

 

 

 

 

 

 

 Ses principaux objectifs sont de : - diffuser les connaissances horticoles et

 

écologiques ainsi que les techniques et pratiques de culture des plantes ornementales,

 

potagères et fruitières; - travailler à la protection et à l’amélioration de l’environnement;

 

- collaborer avec les autorités compétentes afin de favoriser l’embellissement du milieu

 

- faciliter les échanges entre les membres.

 

 

 

 

 

 

 

Les réunions mensuelles, au cours desquelles se déroulait généralement une

 

causerie, avaient lieu, au tout début, au Centre de la Nature mais la Société a parfois tenu

 

ses rencontres en d’autres lieux. La Société a convoqué, lors de sa première année, une

 

réunion chez W.H. Perron, une jardinerie fort connue, à l’époque. Les membres de la

 

Société se sont également rendus à Saint-Lambert sur invitation de M. De Maisonneuve.

 

 

 

 

 

A ses débuts, les conférenciers offrant des causeries à la SHEL provenaient de

 

diverses sources : des membres de la société oeuvrant dans le domaine (jardineries,

 

semences, etc.), des retraités du Jardin Botanique de Montréal ou encore des contacts de

 

M. Pouliot. Les conférenciers ne recevaient pas de rétribution comme telle. La SHEL leur

 

remettait une « plaque de mérite ».

 

 

 

 

 

Un premier concours de la Société est ouvert aux membres en 1973. Il s’agit d’un

 

concours de boîtes à fleurs. Ce premier concours se déroulera du 15 juillet au 15 août

 

1973. Les membres étaient obligés de faire parvenir une photo couleur accompagnée

 

d’un coupon d’inscription. La boîte devait être transportable, de forme rectangulaire et

 

contenir des plantes annuelles seulement et l’arrangement devait être l’oeuvre de

 

l’amateur participant. M. Paul Lachapelle gagna le premier trophée « La Presse » dans la

 

catégorie « grand public » et M. Claude Richer obtint le premier trophée de la Société

 

dans la catégorie « membres de la SHEL. ». Ce concours pavera la voie à d’autres

 

concours qui deviendront des évènements annuels de la Société sous le vocable

 

« concours d’embellissement ». Les concours toucheront, outre les boîtes à fleurs, les

 

cours avant/arrière, les rocailles, les potagers, les bulbes.

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

Photo regroupant les gagnants des divers concours de la SHEL (1983) sous la

 

présidente de Madame Magella Jarry

 

 

 

 

 

D’autre part, une tradition s’installe au sein de la Société, une fête annuelle

 

réunissant tous les membres de la Société. En fait, cette fête se déroulait à la fin de la

 

session des cours d’horticulture. La fête prendra donc la forme d’une fête champêtre au

 

départ.

 

 

 

 

 

Par la suite une rencontre annuelle réunissant les dirigeant présents et passés de la

 

Société aura lieu dans le temps des Fêtes. Aujourd’hui cette réunion se fait à l’occasion

 

de la Saint-Valentin.

 

 

 

 C’est également à cette époque que la Société se dote d’un logo. Le logo de notre

 

société est le fruit du travail d’étudiants de l’Institut des arts graphiques qui, à la demande

 

de M. R. Longpré, professeur à cet endroit, ont soumis divers logos à la Société.

 

 

 

 

 

En 1975, M. Larochelle fait une demande à la Société afin qu’elle incorpore son

 

club d’amateurs de violettes africaines à notre groupe. La SHEL aura dorénavant une

 

section « violette africaine » qui tiendra ses propres activités.

 

 

 

 

 

La SHEL va évoluer pendant 5 ans sous la gouverne de M. Paul Pouliot et de ses

 

collaborateurs. C’est sous sa direction que la SHEL se dotera d’un médaillon.

 

 

 

 

 

Au terme de ces 5 ans, la SHEL va constater que d’autres amateurs de plantes des

 

villes environnantes fondent leurs propres groupements. Déjà là, notre société devait faire

 

face à la compétition et se distinguer par rapport aux autres sociétés d’horticulture.

 

 

 

 

 

 

 

Le président Pouliot dans son dernier rapport annuel soulignait les diverses

 

réalisations de la société : - « la diffusion de connaissances horticoles au grand public par

 

l’intermédiaire des cours d’horticulture du Service de l’éducation aux adultes de la

 

 

 

 

 

Commission scolaire régionale de Duvernay et de nos conférences mensuelles, la tenue

 

de concours d’embellissement et d’exposition d’art floral ». Il souhaitait, par ailleurs,

 

quant aux projets futurs créer un centre de documentation horticole et développer

 

davantage la mission écologique de notre Société.

 

 

 

 

 

 

 

 Qu’en était-il de la clientèle de la SHEL à cette époque ? Le membre-type était, en

 

fait, un couple d’âge moyen, propriétaire d’un immeuble (souvent un bungalow) qu’il

 

voulait mettre en valeur. Est-ce que le type de notre clientèle a vraiment changé depuis ?

 

 

 

 

 

 

 

 Il faut noter que lors de la naissance de la SHEL, plusieurs sociétés horticoles

 

existaient (celles de Montréal, de Québec, de Saint-Lambert, de Montréal-Ouest, par

 

exemple). Leurs membres provenaient souvent du milieu anglophone. Les anglophones

 

du Québec se sont intéressés plus rapidement que les francophones à l’horticulture et à

 

l’écologie.

 

 

 

 

 

 

 

 Le 9 novembre 1976, M. Pouliot se retire de la présidence. Il considérait qu’un

 

mandat de e cinq ans à la tête d’un organisme était amplement suffisant. Il ne voulait pas

 

que la Société ne devienne la « chose d’un seul homme ».

 

 

 

 

 

 

 

*************************

 

 

 

 

 

 

 

 Jean-Paul de la Sablonnière, qui était le premier vice-président, l’année

 

précédente, lui succède.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Jean-Paul de la Sablonnière

 

 

 

 

 

 

 

 Le mandat (1976-1977) de M. de la Sablonnière sera de courte durée. Néanmoins,

 

 

 

c’est pendant ce mandat que se développera une collaboration très étroite entre la ville de

 

Laval et la SHEL. M. Maurice Blain, membre éminent de notre société, mais aussi

 

coordonnateur du Centre de la Nature et représentant de la ville de Laval auprès de notre

 

société a présenté en janvier 1977 un projet de clinique horticole que notre Société

 

organiserait de concert avec la ville. Ce projet est accepté et sera couronné de succès. En

 

effet, cet évènement, tenu du 13 au 19 mars, a vu 375 personnes venir chercher de

 

l’information. La deuxième activité en collaboration avec la ville de Laval a été la

 

semaine d’embellissement (du 15 au 21 mai de la même année) où cinq conférences

 

traitant de sujets divers ont été offertes par cinq de nos membres.

 

 

 

 

 

 

 

 Ce lien solide créé entre la ville et la Société, bien qu’il ait pris diverses formes au

 

fil des ans existe encore.

 

 

 

 

 

 

 

 C’est également sous la direction de M. de la Sablonnière que le comité de bourse

 

d’études, en collaboration avec le Cercle des jeunes naturalistes, met sur pied un

 

concours dont le thème sera « Mon Centre de la Nature, je le connais ». Quatre bourses

 

de 40$ seront décernées aux jeunes gagnants. Il y a eu 300 inscriptions. Six jeunes seront

 

finalement honorés le 18 mai (bourses, livres).

 

 

 

 

 

 

 

 Paul Pouliot a fait un retour à la SHEL à titre de conférencier en cette même

 

journée. Son sujet : Jardiner ou l’art de mieux vivre. Avec beaucoup d’humour et de

 

bagout, M. Pouliot rappelle son credo : « jardiner ne devrait pas être un esclavage mais

 

un passe-temps agréable ».

 

 

 

 

 

 

 

 A compter de 76-77, le concours d’embellissement s’adresse uniquement aux

 

citoyens de Laval et aux membres de la Société. Ce cinquième concours est couronné de

 

succès. Lors de la remise des prix, la SHEL souligne le grand dévouement de M. Claude

 

Richer, responsable des quatre premiers concours de la Société en lui offrant un trophée.

 

 

 

 

 

 

 

************************

 

 

 

 

 

 

 

 Le 19 octobre1977, Jean-Paul de la Sablonnière cède la place à M. Jacques

 

Lafrenière à titre de président de la SHEL. M. Lafrenière dirigera un conseil

 

d’administration, qui accueille en octobre 1977, sept nouvelles personnes. Quatre

 

membres du conseil 75-76 dont M. Lafrenière assureront la transition.

 

 

 

 

 

 

 

Jacques Lafrenière

 

 

 

 

 

 

 

 M. Lafrenière n’est pas un inconnu dans le milieu horticole. Après avoir suivi un

 

cours professionnel en horticulture au Jardin Botanique de Montréal de 1956 à 1958, il a

 

travaillé par la suite dans le milieu, entre autre comme chef de section au Jardin

 

Botanique de Montréal. Mentionnons aussi qu’il a fondé en 1978 la Fédération des

 

sociétés d’horticulture et d’écologie du Québec et en a présidé les destinées jusqu’en

 

1980. M. Lafrenière a aussi collaboré régulièrement à diverses publications dans les

 

années 80: Protégez-vous, Le Condensé pratique du jardinage, Mon jardin, Vivre,

 

Rénovation et Bricolage, Fleurs, Plantes et Jardins. Il a agit à titre de chroniqueur

 

horticole à Radio-Canada et se trouve à l’origine du concours Villes et villages fleuris.

 

Mais revenons à la période qui nous occupe :1977.

 

 

 

 

 

 Le premier geste du conseil 1977-1978 présidé par M. Lafrenière a été de réaliser

 

un sondage auprès de nos membres. Quelles étaient les attentes des membres à l’égard de

 

la Société ? Quelle était leur disponibilité ? Dans quelle mesure la programmation 77-78

 

répondait-elle à leurs attentes? Les membres étaient-ils intéressés par des ateliers sur la

 

qualité de l’air, l’étude des berges? La consultation devînt donc, à compter de ce moment,

 

une façon d’établir la programmation à venir. On peut dire que M. Lafrenière a instauré

 

ce mode de fonctionnement.

 

 

 

 

 

 L’évènement marquant de la saison 77-78, outre les rencontres mensuelles où l’on

 

note une baisse de fréquentation en comparaison des années précédentes et le concours

 

d’embellissement annuel, fut la réalisation de cliniques horticoles et la tenue d’un

 

colloque en avril 1978 Le conseil de l’époque a, de concert avec M. Pierre Méthivier,

 

organisé des ateliers sur les plantes d’intérieur et les violettes africaines, les arbres et

 

arbustes, les plantes vivaces et annuelles ainsi que sur la culture potagère; M. Lafrenière a

 

prononcé lui-même un exposé sur la situation statistique de l’horticulture ornementale au

 

Québec et il y a eu un atelier sur l’horticulture comme loisir, sans compter une

 

conférence sur le même sujet, à savoir : Interprétation et ré-orientation de l’horticulture

 

sous forme de loisir.

 

 

 

 

 

 

 

 Le colloque a connu un succès mitigé. La SHEL s’en est tiré avec un déficit de

 

300$.

 

 

 

  Il faut par ailleurs mentionner le dépôt d’un mémoire au Ministère de l’Éducation

 

concernant le Livre Vert. Dans ce mémoire, la SHEL suggérait que l’écologie soit plus

 

accessible aux étudiants du secondaire, qu’en plus des cours de botanique offerts dans les

 

écoles, il serait souhaitable d’offrir des cours d’horticulture et qu’une activité comme le

 

Cercle des jeunes naturalistes devrait être mise en place au niveau parascolaire.

 

 

 

 

 

 Enfin, il était également question à l’époque d’un projet en collaboration avec les

 

bibliothèques de la ville de Laval. La SHEL se montrait intéressée à aider la ville à

 

élaborer une section « horticulture », en la conseillant dans l’achat des livres et revues

 

concernant le domaine.

 

 

 

 

 

 

 

 Une nouvelle ère devait s’amorcer en octobre 1978. M. Lafrenière, en raison de

 

ses nombreuses activités ne sollicitait pas un renouvellement de mandat.

 

 

 

 

 

 

 

*****************

 

 

 

C’est Jacques Beaudry qui le remplaça. Il demeura président de la SHEL durant

 

cinq ans, soit jusqu’en mai 1983.

 

 

 

 

 

 

 

Jacques Beaudry

 

 

 

 

 

 

 

 Cette nouvelle période marque le retour des deux pères-fondateurs de la Société,

 

Messieurs Pouliot et Blain au sein du conseil d’administration.

 

 

 

 

 

 

 

 Cette période a vu la Société s’impliquer davantage sur le plan environnemental.

 

En effet, c’est sous la direction de M. Beaudry que la SHEL s’est opposé vertement à

 

l’implantation d’une usine de traitement de résidus industriels sur le territoire de ville de

 

Laval, projet mis de l’avant par la compagnie Stablex. Une résolution a été approuvée à

 

l’unanimité par les membres du conseil d’administration lors d’une réunion spéciale

 

tenue le 27 octobre 1980. La SHEL invoquait que ce projet constituait une un danger

 

pour la sécurité et la santé des résidants de Laval, qu’une telle usine entraînerait

 

possiblement la venue éventuelle d’industries polluantes à Laval et que selon le projet,

 

l’usine en question serait en partie installée sur un territoire zoné agricole.

 

 

 

 

 

 Les conférences étaient particulièrement prisées à cette époque. Deux fois en

 

1979, une conférence de la SHEL a réuni plus de 200 personnes, en mars et en avril pour

 

être plus précis. D’ailleurs le record toute catégorie pour une conférence de la SHEL est

 

détenu par M. Philipe Fol qui a attiré 209 personnes à sa causerie intitulée

 

« L’aménagement paysager et la préparation du jardin » Le conseil avait le don, à cette

 

période, de concocter des saisons vraiment diversifiées.

 

 

 

 

 

 Un évènement de très grande envergure en horticulture s’est déroulé en 1980.

 

Nous parlons évidemment des Floralies. En effet, Montréal a été choisie comme ville

 

hôtesse des Floralies Internationales. Ce spectacle floral hors du commun était offert pour

 

la première fois en Amérique du Nord. Il était hors de question pour la SHEL de ne pas

 

souligner l’évènement. M. Georges Boisard a donc prononcé devant nos membres une

 

conférence sur l’évènement à venir. La Société a organisé pour ses membres des visites

 

guidées qui ont connu un succès retentissant.

 

 

 

 

 

 Outre les cliniques horticoles qui existaient toujours en collaboration avec la Ville

 

de Laval, la SHEL a tenu un kiosque au Centre d’achats Laval pour se faire mieux

 

connaître de la population.

 

 

 

 

 

 

 

 Dans la même veine, la SHEL a permis aux non-membres d’assister à ses

 

conférences à compter d’octobre 1980 moyennant la somme de 1$.

 

 

 

 

 

 C’est également sous la gouverne de M. Beaudry que les sorties sont devenues

 

monnaie courante. Il suffit de mentionner, à titre d’exemple : les voyages à Ottawa pour

 

admirer les tulipes en mai 81, celui aux serres de Ste-Madeleine en juin 82 ou encore la

 

découverte de la forêt de Saraguay en mai 82.

 

 

 

  Autre évènement à signaler : notre 10ème anniversaire. Par suite d’une suggestion

 

de M. Paul Pouliot, il a été décidé de souligner nos 10 ans d’existence. L’évènement a eu

 

lieu le 16 décembre 1981. Une fête intime au cours de laquelle M. Pouliot a lui-même

 

procédé à une rétrospective historique de la SHEL; Mme Légaré a fait une démonstration

 

 

 

 

 

d’art floral. Vin d’honneur et buffet ont été servis aux pionniers de la SHEL, aux

 

membres du conseil de l’époque et aux dignitaires présents.

 

 

 

 

 

 

 

M. Paul Pouliot en compagnie de la vice-présidente

 

 

 

Mme Magella Jarry à l’occasion du 10ème anniversaire

 

 

 

(16 décembre 1981)

 

 

 

  C’est également au cours cette période que notre Société a fait l’objet d’un

 

reportage télé diffusé à Radio-Canada dans le cadre de l’émission « La Semaine Verte ».

 

 

 

 

 

 

 

 Nos concours de boîtes à fleurs et d’embellissement ont été mis en veilleuse avec

 

l’avènement du concours « Villes et villages fleuris du Québec » en 1980 mais compte

 

tenu du peu d’engouement manifesté par les lavallois à l’égard de cette activité, la SHEL

 

a repris son concours de boîtes à fleurs et d’embellissement à l’interne.

 

 

 

 

 

 

 

 En 1982, Mesdames Magella Jarry et Odette Mercier ont rédigé au nom de la

 

SHEL un mémoire qui fut déposé dans le cadre de « Consultaction Laval 1982 ». Cette

 

consultation auprès de nombreux organismes de Laval, dont le nôtre, visait à permettre à

 

l’administration municipale de déterminer quel soutien (financier ou autre) de

 

compétences municipales devait-elle fournir. C’est sur ce mandat bien rempli que se

 

termine ce premier chapitre où vous avez été témoin des premiers pas de notre Société

 

d’horticulture et d’écologie.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Saviez-vous que…

 

 

 

 

 

- on a demandé aux gens présents lors de la réunion de fondation de la SHEL, le 28

 

octobre 1971, un montant de 1$ comme cotisation de fondation.

 

 

 

 

 

 

 

- le premier conférencier de la SHEL a été M. Paul Pouliot. Il a offert un exposé sur

 

les soins à donner aux plantes reçues en cadeau.

 

 

 

 

 

 - M. Jean-Claude Vigor, chroniqueur bien connu, a fait sa première apparition à la

 

SHEL le 15 janvier 1975 et qu’il sera encore des nôtres au cours de la saison

 

2007-2008.

 

 

 

 

 

 

 

- M. Pierre Bourque, ex-maire de Montréal, mais surtout ex-chef horticulteur du

 

Jardin Botanique de Montréal fut un fidèle collaborateur de la SHEL à ses débuts.

 

Il était aussi le beau-frère de l’un de nos membres, ce qui facilite les choses, vous

 

en conviendrez.

 

 

 

 

 

- une assemblée générale annuelle (élection du conseil d’administration) a déjà

 

réuni plus de 140 personnes (février 1975).

 

 

 

 

 

- le premier échange de plantes entre les membres de la SHEL s’est déroulé dans

 

l’entrée de garage de M. Paul Pouliot sur la rue Clébert.

 

 

 

 

 

 - un conférencier en 1977-78 était payé approximativement 50$ alors qu’on

 

remettait une plaque-souvenir aux premiers conférenciers.

 

 

 

 

 

 

 

- une conférence mensuelle (11 décembre 1977) sur les décorations de Noël a eu

 

lieu à 9 h. un dimanche matin. Il faut dire que cette conférence se tenait au Jardin

 

Botanique de Montréal et qu’elle était assortie d’une visite des serres.

 

 

 

 

 

- trois conférences ont attiré plus de 200 personnes dans l’histoire de la SHEL : la

 

tordeuse de l’épinette (Réal Desaulniers), 200 personnes en 1976; les semis

 

intérieurs et sous lumière artificielle (Bernard Riopel), 203 personnes en mars 79

 

et l’aménagement paysager et la préparation du jardin (Phillipe Fol), 209

 

personnes en avril 1979.

 

 

 

 

 

J’ai rencontré pour vous…

 

 

 

 

 

Léo et Janine Frenette

 

 

 

 

 

Monsieur et Madame Frenette font partie des pionniers de la Société. Ils étaient là au tout

 

début. L’un et l’autre ont occupé au fil des ans des postes de direction. Monsieur.

 

Frenette a été deuxième vice-président, madame Frenette a été administratrice puis

 

secrétaire. Tous deux ont longuement collaboré à la SHEL.

 

 

 

 

 

Question : À quel moment avez-vous joint la SHEL ?

 

 

 

Réponse : Au tout début, nous avons répondu à un entrefilet dans le journal local

 

(Courrier Laval) où il était question de fonder une société d’horticulture à Laval. Nous

 

étions donc parmi les 35 personnes qui ont participé à la réunion de fondation fin octobre

 

71.

 

 

 

 Question : Qu’est qui vous a amené à vous joindre à la SHEL ?

 

 

 

Réponse : Nous nous intéressions déjà à l’horticulture mais nous voulions acquérir une

 

bonne formation. Comme la Société était étroitement liée aux cours d’horticulture offerts

 

par l’Education permanente de la Commission scolaire de Duvernay (la Société prenait

 

les inscriptions), cela allait de soit.

 

 

 

 Question : En quoi les réunions mensuelles étaient-elles différentes des cours offerts par

 

la Commission scolaire ?

 

 

 

Réponse : Les cours étaient des cours de base très théoriques. Les conférences avaient un

 

côté plus pratique tout en étant plus spécifique.

 

 

 

Question : Que retenez-vous de vos années au sein de la SHEL ?

 

 

 

Réponse : D’abord et avant tout les amitiés créées avec d’autres membres; 35 ans plus

 

tard, nous fréquentons encore des couples que nous avons rencontrés à la SHEL. Nous

 

nous devons de mentionner aussi la qualité des cours ou conférences et la générosité de

 

Monsieur Pouliot.

 

 

 

 

 

Question : Avez-vous une anecdote savoureuse à partager ?

 

 

 

Réponse : La Commission Scolaire offrait gratuitement les cours d’horticulture dont on a

 

parlé aux gens œuvrant dans le milieu de l’horticulture. Dois-je vous dire que beaucoup

 

d’entre nous avions un « job » plus ou moins régulier dans une pépinière ou chez un

 

producteur horticole.

 

 

 

 

 

Question : Un souvenir mémorable ?

 

 

 

Réponse : Au début de la saison 73, c’était l’inscription pour les cours d’horticulture. Les

 

gens avaient été convoqués au Centre de la Nature dans une petite salle. 150 personnes se

 

sont présentées. Le responsable de la Commission scolaire n’est pas venu. M. Pouliot qui

 

n’était pas grand a dû grimper sur une table pour s’adresser au gens qui attendaient et

 

nous avons travaillé jusqu’à une heure du matin afin de prendre toutes les inscriptions.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chapitre II

 

 

 

 

 

 

 

La SHEL (1983-2001) s’ouvre sur le monde…

 

 

 

 

 

 

 

 Deuxième phase de notre Société. Que se passe-t-il en 1983 ? Marc Garneau

 

devient le premier canadien à se rendre dans l’espace. La télévision payante fait son

 

apparition au Québec. Michael Jackson connaît le plus grand succès de tous les temps

 

sur disque avec son album « Thriller » et on nomme pour la première fois une femme

 

à la Cour Suprême du Canada : Bertha Wilson.

 

 

 

  Pour notre Société, c’est le début d’un temps nouveau, la présidence de la SHEL

 

sera assurée par des femmes jusqu’au début des années 2000. Quatre femmes vont se

 

succéder à la tête de la Société: Magella Rousseau-Jarry, Jacqueline Boileau,

 

Sylviane Malo et Françoise Charbonneau.

 

 

 

 

 

 Est-ce le résultat des avancées du mouvement féministe obtenues au cours de la

 

décennie précédente? Pas nécessairement, quoique…

 

 

 

 

 

 Ces quatre femmes vont se distinguer en affichant LES TROIS « D » :

 

dynamisme, dévouement et détermination.

 

 

 

 

 

 

 

 D’abord, la première femme à accéder à la présidence de la SHEL : Magella Jarry.

 

Madame Jarry était déjà membre de la Société depuis quelques années et siégeait au

 

conseil d’administration.

 

 

 

 

 

Elle a d’abord fait ses preuves en avril 83 en dirigeant de main de maître

 

l’organisation de notre présence au sein de l’opération « Plein Feu » de la Ville de

 

Laval.

 

 

 

 

 

Magella Rousseau-Jarry

 

 

 

 

 

 

 

Notre participation à cet évènement tenu les 15, 16 et 17 avril 1983 était un peu le

 

prolongement de nos cliniques horticoles organisées par le passé en collaboration

 

avec la Ville mais s’inscrivaient davantage dans un vaste plan d’ensemble. Cette

 

année-là le tout avait lieu au Cegep Montmorency. D’ailleurs, Ville de Laval a

 

manifesté sa satisfaction à l’égard du travail accompli par Mme Jarry.

 

 

 

 

 

 Bon an, mal an, Mme Jarry a, pendant son mandat, veillé à notre participation à

 

l’opération « Plein Feu » avec différents collaborateurs; mentionnons entre autres :

 

messieurs Pellerin, Talbot et Brisson.

 

 

 

 

 

 

 

Kiosque de la SHEL lors de l’opération « Plein Feu » de ville de Laval au

 

 

 

Cegep Montmorency en 1983

 

 

 

 

 

 

 

 Sous la direction de Madame Jarry, les sorties se sont poursuivies: le bois de

 

Belle-Rivière, le Centre éducatif de Saint-Faustin, l’Institut de technologie agricole de

 

Saint-Hyacinthe (I.T.A.), autant de destinations qui ont reçu la visite de nos membres.

 

 

 

 

 

 

 

 La Société s’est ouverte au grand public, faisant sa promotion dans différents

 

endroits: le Centre d’achats 2000, le Carrefour Laval, le Salon de l’agriculture et de

 

l’alimentation de la Place Bonaventure nous ont tour à tour accueillis.

 

 

 

 

 

 Évidemment, les conférences se poursuivent au rythme de une par mois toujours

 

au même endroit. Quelques modifications sont apportées aux concours; entre autres, on

 

ajoute une nouvelle catégorie, celle des bulbes.

 

 

 

 

 

 Sous la gouverne de Madame Jarry, la SHEL a maintenu le virage

 

« environnemental » amorcé par M. Beaudry. Une lettre souhaitant la conservation du

 

Boisé Papineau a été envoyée aux autorités compétentes. Une pétition a suivi; d’ailleurs

 

la conférence de la SHEL du 21 septembre 83 portait sur le Boisé Papineau et le Centre

 

de la Nature.

 

 

 

 

 

 

 

Eco-Nature s’est joint à certaines de nos activités. Eco-Nature, un organisme

 

fondé en 1985, avait et a toujours pour mission de protéger et de mettre en valeur la

 

 

 

 

 

rivière des Mille Îles pour le bénéfice de la communauté et de proposer des programmes

 

de sensibilisation quant à la protection de l’environnement.

 

 

 

 

 

 

 

Un autre projet d’envergure a été réalisé : le parrainage du projet « Art-Ecologie ,

 

livre objet ». Ce projet de collaboration subventionné par le Ministère des Loisirs, Chasse

 

et Pêche (5,890$) et Ville de Laval (480$) visait à permettre à des jeunes du secondaire et

 

du collégial d’exécuter des œuvres d’art visuel ou littéraires (poèmes, essais) liées à

 

l’écologie dont les meilleures figureraient dans un livre-objet. Ce dossier piloté par Jean

 

Rodier a été couronné de succès. Le livre-objet a été lancé le 8 juillet 1984, une

 

collaboration de la SHEL et du Cercle d’Art.

 

 

 

 

 

 

 

En 1985, « Laval en Fleurs » a été fondé. Cette société s’est fixée comme but de

 

sensibiliser les plus de lavallois possibles à se donner un environnement des plus

 

agréables. Parrainée par la Société d’agriculture de Laval, Laval en Fleurs a mis sur pied

 

un concours d’embellissement. Il y a toujours eu collaboration étroite entre cet organisme

 

et le nôtre. Plusieurs des juges des premiers concours d’embellissement de Laval en

 

fleurs étaient des membres de la SHEL. Vingt-cinq ans plus tard, cette tradition persiste

 

toujours. Notons, par ailleurs que Madame Jarry, après son passage à la direction de la

 

SHEL est devenue présidente du conseil d’administration de Laval en Fleurs.

 

 

 

 

 

Tristes évènements que l’on se doit quand même de souligner pendant cette

 

période : nos démêlées avec la Fédération des Sociétés d’horticulture et d’écologie du

 

Québec et avec certains de nos délégués auprès de la dite fédération ainsi que la scission

 

survenue entre la SHEL et sa section de violettes africaines.

 

 

 

 

 

Dans le cas de la section « Violettes africaines » de la SHEL, Il y avait divergence

 

d’opinions tant sur le plan administratif que financier. Dans un climat d’harmonie et de

 

bonne entente, il a été convenu avec le président de l’époque de cette section Denis

 

Croteau que la section « Violettes africaines » deviendrait totalement autonome et

 

volerait de ses propres ailes à compter du 27 juin 84.

 

 

 

 

 

Dans le cas de la Fédération, les deux membres du conseil mandatés par la SHEL

 

pour assister au congrès de la Fédération n’ont pas suivi les directives émises par le

 

conseil concernant les appuis à accorder. La décision de les expulser de la Société fut

 

prise en juin 85 par les autres membres du Conseil. Par la suite, la SHEL s’est désaffiliée

 

de la Fédération mais comptait reconsidérer sa position en fonction de l’orientation que

 

la Fédération prendrait dans le futur.

 

 

 

 

 

 

 

Néanmoins, la SHEL a continué sous la férule de Madame Jarry de se faire

 

connaître et d’attirer de plus en plus d’horticulteurs amateurs. Le 21 mai 1986, Madame

 

Jarry cédait la place à Madame Jacqueline Boileau. Le conseil 86-87 comptait également

 

parmi ses membres deux personnes qui feront beaucoup pour le rayonnement de la

 

société : Laurent Brisson et Réal Robertson.

 

 

 

 

 

 

 

Dès le début de l’année 1987, la SHEL adhéra à nouveau à la Fédération.

 

 

 

*******************

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Jacqueline Boileau

 

 

 

 

 

 

 

Si l’on devait résumer les quatre mandats successifs de Mme Boileau et de ses

 

différentes équipes à la direction de la SHEL, trois expressions nous viennent

 

rapidement en tête:

 

 

 

VISIBILITÉ, RAYONNEMENT, RECONNAISSANCE DU TRAVAIL

 

ACCOMPLI.

 

 

 

 En effet, pendant cette période qui s’échelonne de mai 86 à septembre 90, il va

 

s’en passer des choses à la SHEL. D’abord des projets spéciaux : la conception et la

 

réalisation de jardins ou plates-bandes au Centre de la Nature (jardin de la flore indigène,

 

plate-bande de la SHEL, jardin des plantes utiles et médicinales).

 

 

 

 

 

D’autre part, le 15ème anniversaire de la SHEL qui sera également souligné en

 

grandes pompes et ce, en deux volets : par le Festival de l’horticulture et de l’écologie

 

tenue sous les auspices de la SHEL les 23 et 24 mai 1987 et par une cérémonie suivi d’un

 

buffet d’anniversaire le 30 août de la même année.

 

 

 

 

 

 

 

Le festival ayant connu un immense succès malgré le temps inclément, il

 

reviendra sous le vocable des « Florilèges 88 » du 8 au 12 juin 1988.

 

 

 

 

 

Il faut également mentionner que la SHEL sera l’hôtesse du congrès de la

 

Fédération des sociétés d’horticulture et d’écologie du Québec en collaboration avec la

 

CODEL (Corporation de développement économique de Laval) les 9 et 10 juin 1990.

 

 

 

 

 

Par ailleurs, certains de nos membres seront honorés de façon tangible par

 

d’autres organismes et la SHEL va étendre sa portée en offrant ses conférences à la fois

 

dans l’est et dans l’ouest de ville de Laval (ce qui était nouveau).

 

 

 

 

 

Revenons donc à l’implantation par la SHEL de jardins au Centre de la Nature.

 

 

 

 

 

 En 1986, quelques bénévoles ont entrepris sous la coordination de M. Laurent

 

Brisson, la conception, l’aménagement et l’entretien d’un jardin de plantes indigènes. Ce

 

jardin qui s’est enrichi au fil des ans, comportait un sous-bois et plusieurs plates-bandes

 

au départ. On y dénotait entre 120 à 150 espèces de plantes indigènes. Certaines plantes

 

rares ou inexistantes dans la région y ont été introduites à titre expérimental.

 

 

 

 

 

Inauguration du jardin Laurent Brisson

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quant à la plate-bande de vivaces de la SHEL au Centre de la Nature, sa

 

réalisation a été confiée à Réal Robertson. D’un côté du ruisseau, la plate-bande

 

comportait des plantes vivaces fournies par Vivaces Québécoises et des plantes annuelles

 

provenant des Serres Gilles Lavoie, le tout selon un plan d’aménagement de M. Laurent

 

Brisson. De l’autre côté, les plants (au-delà de 600) provenaient de chez W.H. Perron et

 

étaient aménagés selon le schéma dessiné par M. Tony Huber.

 

 

 

 En 1989, un autre membre de la SHEL, Romano Salvador, a présenté un projet de

 

jardin de plantes médicinales s’échelonnant sur 3 ans. Le projet a pris forme et est devenu

 

réalité. On y retrouvait à une certaine époque de 150 à 200 espèces de plantes

 

médicinales et aromatiques.

 

 

 

 

 

L’adhésion à un programme gouvernemental : « Défi » qui offrait une subvention,

 

a permis l’embauche de deux étudiants qui devaient faire du sarclage, de la préparation

 

de terrain, du désherbage, du découpage de bordure par beau temps et de la recherche par

 

mauvais temps. Ces jeunes travaillaient 40 heures/semaine au Centre de la Nature.

 

 

 

 

 

Comme nous le disions, précédemment, la Société d’Horticulture et d’Écologie de

 

Laval a célébré ses 15 ans en grandes pompes. Un projet d’envergure a été élaboré pour

 

souligner l’évènement : le festival de l’horticulture et de l’écologie. Les objectifs de

 

projet selon les procès-verbaux du temps étaient : « la promotion de l’horticulture et la

 

sensibilisation à l’appréciation de l’environnement, faire connaître la SHEL et ses

 

membres, attirer de nouveaux membres, particulièrement des jeunes et faire connaître

 

davantage le Centre de la Nature ».

 

 

 

 Ce festival s’est déroulé les 23 et 24 mai 1987 au Centre de la Nature à quatre

 

endroits bien précis (les serres où l’on pouvait assister à des ateliers, le pavillon où

 

avaient lieu les conférences et le bingo horticole, le ruisseau où fut inauguré notre plate-

 

bande de la SHEL et le Village des Arts où l’on retrouvait les cérémonies protocolaires,

 

les remises de prix dont celle du meilleur horticulteur amateur 1987, les projections et

 

l’encan chinois). Il faut ajouter au nombre des activités les expositions de bonsaïs,

 

d’orchidées et de terrariums ainsi que le musée écologique d’Eco-Nature de même que

 

les visites guidées du Centre de la Nature et du boisé Papineau

 

 

 

 

 

Dans l’édition du Courrier Laval du 14 juin, le journaliste Jean-Claude Grenier

 

évoquait le succès retentissant du Festival qui avait accueilli plusieurs centaines de

 

visiteurs.

 

 

 

Une coupure de journal qui en dit long…

 

 

 

 

 

L’autre volet des célébrations du 15ème anniversaire a pris la forme d’une

 

cérémonie spéciale qui a eu lieu le 30 août 1987. Lors de cette cérémonie, la SHEL a

 

procédé à la plantation d’un arbre (un tilleul d’Amérique), un geste concret symbolisant

 

la force grandissante et la durabilité de la Société. Il y a eu également, lors de cet

 

évènement l’enfouissement d’un coffret-mémorial en céramique contenant des

 

témoignages et messages de membres de la SHEL, de la documentation et la liste des

 

membres du conseil 1986-1987, ce coffret étant destiné aux membres du conseil en place

 

lors du 25ème anniversaire. On a également profité de l’occasion pour présenter des

 

 

 

 

 

trophées aux différents récipiendaires des concours annuels de la SHEL. Un buffet

 

d’anniversaire fut servi à la Maison des Arts au coût de 10$.

 

 

 

 

 

Au cours de la saison régulière qui a suivi, la SHEL a multiplié les conférences.

 

Voulant desservir un plus large public et par suite d’une demande de résidants de

 

Fabreville, des conférences au nombre de 5 ont été offertes au Centre communautaire de

 

la Montée Montrougeau à Fabreville. Au cours des années suivantes, cette tendance s’est

 

maintenue. La polyjeunesse Ste-Rose, l’école St-Joseph de Chomedey vont tour à tour

 

nous accueillir.

 

 

 

 

 

 

 

C’est également à cette époque que débute un élément nouveau qui se greffe à nos

 

conférences : les séminaires. Souvent offerts au Centre de la Nature, par Daniel Fortin,

 

horticulteur reconnu œuvrant au Centre de la Nature, ces séminaires constituaient une

 

sorte de complément à nos activités normales.

 

 

 

 Passons maintenant au rejeton du Festival : « Les florilèges 88 SHEL » qui se

 

déroulèrent du 8 au 12 juin 1988 sur le site enchanteur du Village des Arts du Centre de

 

la Nature de Laval. L’évènement avait une vocation à la fois éducative, artistique et

 

commerciale.

 

 

 

 

 

On pouvait, entre autres, y admirer des modèles d’aménagement paysager réalisé

 

par nombre de nos membres associés, des expositions de fleurs exotiques et indigènes,

 

des œuvres d’artistes mais aussi les œuvres des lauréats d’un concours de dessins

 

d’enfants (un concours qui généra 924 inscriptions). Conférences, visites guidées, ateliers

 

étaient à nouveau au programme, sans compter différents exposants liés au milieu de

 

l’industrie horticole et agricole.

 

 

 

 

 

 

 

Le logo des Florilèges a été conçu par Diane Alary, étudiante en arts graphiques à

 

l’époque.

 

 

 

 

 

 

 

Logo des Florilèges 88

 

 

 

 

 

Cet évènement n’aurait pu être possible sans l’appui financier du gouvernement

 

provincial (quatre ministères contribuèrent au financement) et de la ville de Laval. La

 

SHEL procéda également à l’organisation d’un tirage (tondeuse/encyclopédie des fleurs

 

et plantes de jardin etc.) afin de financer une partie de l’évènement.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Aménagement paysager, gracieuseté de Vivaces Plus dans le cadre des

 

Florilèges 88

 

 

 

 

 

En 1989, la SHEL se contenta de participer (tenue d’un kiosque) aux Fêtes de

 

l’Été de la Ville de Laval au Centre de la Nature mais c’était pour mieux rebondir

 

avec l’organisation du Congrès de la Fédération des Sociétés d’Horticulture et

 

d’Écologie du Québec les 9 et 10 juin 1990. On y reviendra.

 

 

 

 

 

 Pendant trois années consécutives, l’évènement « Hommage aux bénévoles » de la

 

ville de Laval a honoré l’un de nos membres comme bénévole de l’année dans son

 

secteur. Mme Boileau l’a été en 1988. Laurent Brisson en 1989. Laval en Fleurs

 

l’avait déjà honoré pour apport à l’embellissement de la ville. Enfin Réal Robertson a

 

été également au tableau d’honneur en 1990. C’est donc dire, que l’ensemble de la

 

municipalité a su reconnaître les mérites de notre Société à travers ces membres

 

éminents.

 

 

 

 

 

 Pour couronner cette période, notre société a été l’hôtesse du congrès de la

 

F.S.H.E.Q. (Fédération des sociétés d’horticulture et d’écologie du Québec) du 8 au

 

10 juin 1990. Le fait que la ville de Laval célébrait alors son 25ème anniversaire a

 

sûrement contribué à l’obtention du congrès. Néanmoins, de concert avec la CODEL

 

(Corporation de développement économique de Laval), la SHEL s’est occupée de

 

recevoir et orienter les délégués, a collaboré à l’organisation du congrès (ateliers,

 

banquet, visites d’entreprises, pique-nique au Centre de la Nature, visites guidées.

 

 

 

 

 

 Le congrès a été un franc succès, tant sur le plan de l’organisation que sur le plan

 

financier. Des commentaires élogieux ont été reçus de part et d’autres. Vingt-cinq

 

(25) membres ont travaillé bénévolement pour en faire un succès. Un profit de l’ordre

 

de 3,462.15$ a été réalisé, ce qui n’est pas à dédaigner.

 

 

 

 

 

 Pendant cette période, nous sommes toujours de plus en plus présents : on

 

retrouvera un kiosque de notre Société au Centre Duvernay, au Carrefour Laval, à

 

Florexpo au Palais des Congrès.

 

 

 

 

 

 Quelques innovations à mentionner : des membres de la SHEL agissent comme

 

guide pour des visites guidées du Centre de la Nature de la fin juin au début

 

septembre en 1989; tenue d’un bazar horticole le 20 mai 89 et création d’un « marché

 

aux pousses ».

 

 

 

 

 

 La SHEL s’est également jointe au comité C.O.B.B.I.R. (Conférences sur les bois,

 

berges, îles et rivières de l’île Jésus)

 

 

 

 

 

 Dans son rapport livré le 19 septembre 1990, Madame Boileau soulignait que la

 

société comptait 325 membres et près de 30 membres associés qui, malgré une

 

augmentation de coût (de 35$ à 50$), avaient pour la plupart renouvelé leur soutien.

 

Bien que six membres de son conseil ne se représentaient pas pour un nouveau

 

mandat, ces derniers conservaient des fonctions auprès de la Société, un témoignage

 

éloquent d’appartenance qui n’existe pas ailleurs.

 

 

 

 

 

 

 

********************

 

 

 

 

 

 

 

 Une autre femme succéda à Madame Jacqueline Boileau. Il s’agit de Sylviane

 

Malo

 

 

 

 

 

 

 

Sylviane Malo

 

 

 

 

 

 

 

 Sylviane Malo entourée d’une équipe dynamique a veillé aux destinées de la

 

SHEL pendant deux ans. Quelques faits survenus au cours des ces deux mandats

 

méritent d’être soulignés. Mentionnons, entre autres, notre participation plus

 

qu’active aux deux premières éditions de l’Effleure-Printemps; la création d’une

 

 

 

 

 

bourse d’étude destinée aux étudiants en horticulture de la région; un nouveau sigle

 

pour le 20ème anniversaire de la Société et de nombreux achats nécessités par

 

l’accession à un local permanent sis au Pavillon du Bois Papineau.

 

 

 

 

 

 

 

 Parlons d’abord de l’Effleure-Printemps. La SHEL a même fait partie du comité

 

organisateur de l’évènement en question. En quoi consistait l’Effleure-Printemps ?

 

C’était un concours ouvert à tous les architectes-paysagistes, associations

 

professionnelles, concepteurs, constructeurs, entrepreneurs paysagistes, les

 

fournisseurs horticoles, institutions d’enseignement, horticulteurs, municipalités et

 

serristes de tout le Québec. Ce concours avait pour but de promouvoir l’amélioration

 

et le développement de l’horticulture environnementale et ornementale au Québec et

 

visait à faire reconnaître l’excellence des nouveaux produits et à fournir aux

 

entreprises une occasion d’exprimer leur créativité et de faire mieux connaître leur

 

spécialité.

 

 

 

 

 

 Le rôle de la SHEL dans cette vaste exposition était d’en assurer le volet éducatif,

 

d’abord en y tenant kiosque, mais surtout en y organisant de nombreuses causeries. Il

 

faut, par ailleurs, souligner que la SHEL se limitait à défrayer seulement 35% du coût

 

des conférences. L’Effleure-Printemps était donc un excellent moyen de se faire

 

connaître auprès du grand public et des spécialistes. La première édition a connu un

 

succès retentissant. Le coût d’entrée était de 2$ mais tout était gratuit à l’intérieur.

 

Une vingtaine de bénévoles de la SHEL s’y sont relayés.

 

 

 

 

 

Lors de la seconde édition de l’Effleure-Printemps, les 1, 2 et 3 mai 1992, la

 

SHEL a mérité le premier prix pour le kiosque éducatif, un concept de Laurent

 

Brisson.

 

 

 

 

 

 En octobre 91 le conseil de la Société a jugé bon de créer une bourse d’excellence

 

et de mérite destinée à un étudiant finissant en horticulture du Centre Vanier. La

 

bourse était d’un montant de 500$. Les modalités étaient les suivantes : un jury

 

composé de deux membres de la SHEL et d’un professeur du Centre Vanier devait

 

évaluer les candidats recommandés.

 

 

 

 

 

 Après discussion, cette bourse a été reconduite l’année suivante mais avec une

 

réserve toutefois. Le montant était déterminé lors de la présentation du budget annuel.

 

Cette bourse a été remise dans le cadre de l’Effleure Printemps II en mai 92. La

 

bourse était désormais connue sous le nom de « Bourse Paul Pouliot ».

 

 

 

 

 

 La SHEL a, d’autre part, changé de logo au cours de cette période. Ce

 

changement s’est effectué dans le cadre de notre 20ème anniversaire. Il visait à changer

 

notre image. Le 20ème anniversaire a été souligné sans tambours ni trompettes lors de

 

l’Effleure-Printemps.

 

 

 

 

 

 

 

 Finalement le déménagement de nos bureaux au Pavillon du Bois Papineau en

 

octobre 90 nous a obligé à faire de grosses dépenses : ameublement, chaises, machine

 

à écrire, calculatrice etc.). Par la suite un budget de 1500$ plus ou moins 10% a été

 

voté pour que la Société se dote d’un ordinateur. La SHEL s’orientait donc sur la voie

 

du progrès. On a également procédé à l’achat d’un projecteur de diapositives et d’un

 

nouveau système de son.

 

 

 

 

 

 La SHEL comptait approximativement 400 membres au cours de cette période,

 

un chiffre que l’on se doit de souligner.

 

 

 

 

 

 Évidemment, les conférences se sont poursuivies aux endroits habituels

 

(Polyvalente Vanier pour l’est et Ecole St-Joseph pour l’ouest). Le projet

 

gouvernemental Défi qui permettait d’embaucher des étudiants pour nos jardins du

 

Centre de la Nature a été maintenu.

 

 

 

 

 

La Société a continué, par ailleurs, d’accroître sa visibilité que ce soit par la

 

présence d’un kiosque au Carrefour Laval dans le cadre de la semaine de l’Âge d’or

 

ou par sa participation au 250ème anniversaire de Ste-Rose, ainsi qu’à la Fête de Mai

 

au Parc des Mille îles, ou encore à la journée du 24 juin de la Ville de Laval.

 

 

 

 

 

 Au nombre des projets qui n’ont pas abouti : le projet d’une bibliothèque horticole

 

où nos membres auraient pu emprunter, louer ou consulter des ouvrages pertinents.

 

Après de nombreuses discussions et tergiversations, le désistement d’un de ses

 

responsables et l’hospitalisation d’un autre, le projet a été reporté à plus tard, sinon

 

aux calendes grecques.

 

 

 

****************

 

 

 

 

 

 

 

 Le 16 septembre 1992, Françoise Charbonneau, déjà en poste comme deuxième

 

vice-présidente de la Société dans le conseil précédent devenait présidente et pour

 

longtemps… Sa présence à la barre de la Société durera 10 ans.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Françoise Charbonneau

 

 

 

 

 

 

 

 Madame Charbonneau provenait du milieu; elle possédait une formation en

 

horticulture. Aux dires de certains, elle était une « encyclopédie sur deux pattes » en

 

matière d’horticulture. Elle pouvait, et elle l’a fait à l’occasion, remplacer à pied levé

 

un conférencier qui s’était désisté.

 

 

 

  Elle a été, par ailleurs, fortement impliquée dans plusieurs organismes : entre

 

autres, à la Commission Scolaire, au niveau de l’école alternative L’Envol., à titre de

 

commissaire parental et dans une serre de production horticole intégrant au sein de

 

l’équipe du personnel handicapé.

 

 

 

 

 

 Mais revenons à SHEL. Une sage a déjà dit : « On ne change pas une formule

 

gagnante ». Madame Charbonneau a donc emprunté à ses prédécesseurs un « modus

 

vivendi » qui avait fait ses preuves.

 

 

 

 

 

Au cours de cette période (1992 à 2001), nous retrouvons au programme de la

 

SHEL annuellement : une participation à l’Effleure-Printemps jusqu’en 2001.

 

L’édition 1999 a par contre été annulée faute de locaux appropriés et l’évènement

 

comme tel a été abandonné en 2002 pour la même raison.

 

 

 

 

 

Le programme des conférences hautement apprécié dessert à la fois l’est et l’ouest

 

de Laval. Cette situation persistera jusqu’en septembre 1996, moment où toutes les

 

conférences seront dorénavant dispensées sous un même toit : le pavillon du Bois

 

Papineau, le premier jeudi et le troisième mercredi du mois. A noter que la

 

programmation de la saison était conçue par Madame Charbonneau et trois ou quatre

 

membres du conseil. Le tout était approuvé par le reste du conseil

 

 

 

 

 

 

 

Il en sera de même des séminaires de la SHEL qui auront également lieu à

 

compter de 1996 au Bois Papineau. A titre d’exemples, quatre séminaires étaient à

 

l’affiche en 1997-98, l’un sur les décorations de Noël, un autre sur les nouvelles

 

variétés de vivaces, le suivant sur les pergolas et patios et finalement un dernier sur

 

l’utilisation de plantes indigènes dans nos aménagements.

 

 

 

 

 

Le programme gouvernemental « Défi » dont le nom changera en 1995 permet,

 

comme par le passé, à la SHEL d’embaucher deux étudiants pour l’entretien et la

 

conservation de ses jardins au Centre de la Nature.

 

 

 

 

 

Au fil des ans, la SHEL est présente lors des évènements rassembleurs.

 

Mentionnons, entre autres : les fêtes du 24 juin de la Ville de Laval, la remise des

 

vivaces organisée par Laval en Fleurs, le 125ème anniversaire de Ste-Dorothée, les

 

portes ouvertes au Pavillon Bois Papineau, les festivités du Parc des Prairies et

 

combien d’autres sans compter notre présence au Fêtes Gourmandes de Laval et dans

 

les centres commerciaux.

 

 

 

 

 

Des sorties, souvent sur le principe du co-voiturage, sont proposées. Quelques

 

exemples : chez Fred Oehmichen à Oka, un spécialiste des graminées, les jardins de

 

Jean-Pierre à Ste-Christine, les serres Rosaire Pion, à St-Thomas d’Aquin.

 

 

 

 

 

Enfin, la bourse de la SHEL, offerte à un étudiant en horticulture, depuis 1991 le

 

sera jusqu’en 1996. Faute de fonds et en raison du manque de disponibilité des

 

professeurs pour procéder à l’évaluation, cette initiative sera abandonnée.

 

 

 

 

 

 

 

Les quelques innovations survenues au cours de la dite période ont parfois été

 

couronnées de succès ou ont connu un succès mitigé.

 

 

 

 

 

Parmi les faits marquants : notre participation au programme « Mon milieu, mes

 

arbres » où, en collaboration avec des étudiants du Centre Vanier, nous avons assuré

 

la coordination et la planification de travaux de plantation sur un terrain situé

 

boulevard de la Concorde, près du poste des pompiers. C’était en 1993.

 

 

 

 

 

La SHEL a également célébré son 25ème anniversaire, de façon relativement sobre.

 

Le maire de Laval, M. Gilles Vaillancourt a tenu une réception civique soulignant le

 

25ème anniversaire de la Société, permettant de relater les grands évènements à la base

 

de la création et de l’évolution de notre Société et rendant un brillant hommage à ses

 

membres et bénévoles le mardi 12 novembre 1996. Le coffret qui avait été enfoui lors

 

du 15ème anniversaire à l’intention des membres du conseil du 25ème a été

 

malencontreusement endommagé lors de travaux visant à déplacer des statues aux

 

pieds desquelles se trouvait le dit coffret.

 

 

 

 

 

Le parrainage du projet d’aménagement du marais du Parc Berthiaume-du

 

Tremblay (92ème rue et Île Paton, dans Chomedey) a connu des hauts et des bas. Le

 

projet qui a été refusé, en premier lieu, par les instances gouvernementales, a refait

 

surface, puis a été réalisé très partiellement. Il n’y a eu que renaturalisation du marais

 

du parc Berthiaume-du-Tremblay localisé en bordure de la Rivière-des-Prairies à

 

Laval et la mise en eau du marais par la création d'une ouverture sur la rivière et d'une

 

sortie. Au début des années 80, ce marais était en contact direct avec la rivière. Des

 

remblais y furent donc installés. C’était en 1997.

 

 

 

 

 

Au chapitre des projets qui n’ont pas eu de suite : « La feuille de chou », un

 

bulletin qui devait en principe offrir des nouvelles, des conseils et une liste des

 

activités à venir à nos membres.

 

 

 

 

 

Le fait de revenir, années après années avec le même type d’activités peut parfois

 

avoir un effet « sclérosant ». La Société a donc connu une baisse tant en terme de

 

membership qu’au niveau de l’appui financier de ses membres associés. Il faut par

 

contre souligner que d’autres phénomènes, indépendants de la volonté des

 

administrateurs, peuvent également être invoqués. C’est le cas de la multiplication

 

des sociétés d’horticulture et d’écologie dans les villes environnantes, du

 

vieillissement de la population (ces gens ont déjà aménagé les abords de leur maison),

 

 

 

 

 

des nouveaux quartiers qui offrent peu d’espace à l’aménagement, et de la présence et

 

des activités variées de Laval en Fleurs.

 

 

 

 Ajoutons à cela une hypothèse que nous nous permettons de formuler : la période

 

1992-2001 correspond, à peu de chose près, au boom horticole dans les médias. Le

 

grand public a maintenant accès à des émissions spécialisées (Jardins d’aujourd’hui,

 

Fleurs, plantes et jardins etc.), à des chroniques horticoles à l’intérieur d’autres

 

émissions) et finalement plusieurs ouvrages typiquement « québécois » sont

 

disponibles sur le marché en matière d`horticulture. C’est donc dire que l’information

 

horticole circule et qu’il n’est plus nécessaire de se joindre à une société

 

d’horticulture et d’écologie pour réussir et dénicher de l’information pertinente.

 

 

 

 

 

Néanmoins, grâce à Madame Charbonneau, et à une poignée de membres dévoués

 

(les Arsenault, Gadoua, Lapointe, Brouillet et compagnie) la Société a pu survivre

 

jusqu’en 2001 et nous les en remercions tous.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Allocution du maire de Laval

 

 

 

Gilles Vaillancourt

 

 

 

à l’occasion du 25ème anniversaire de la SHEL

 

 

 

« Sans tambours ni trompettes, vous célébrez le 25ème anniversaire de votre

 

société. Pourtant durant toutes ces années, votre organisation a acquis une notoriété et

 

une maturité enviables. Votre organisation est reconnue par la population lavalloise.

 

 

 

 

 

Vous êtes les ardents défenseurs et promoteurs d’une qualité de vie et

 

d’environnement à laquelle notre ville s’associe pleinement.

 

 

 

Cette tradition d’embellir Laval par des fleurs et des plantes s’est accentuée avec

 

le temps et ne cesse de connaître de plus en plus d’adeptes auprès de la population.

 

 

 

Les Lavallois et Lavalloises peuvent admirer au Centre de la Nature toute la

 

splendeur du jardin de plantes indigènes et sauvages que vous avez créé en 1987. Vous

 

avez été, en quelque sorte, des précurseurs. Aujourd’hui vous demeurez une source

 

précieuse de référence pour les citoyens et citoyennes, respectueux de la nature.

 

 

 

 

 

La Société d’horticulture et d’écologie de Laval rayonne par son dynamisme et

 

son savoir-faire. Une foule de bénévoles oeuvrent au sein de votre organisme qui est

 

animé par une passion renouvelée d’année en année. Il fait bon vivre à Laval et j’en suis

 

particulièrement heureux.

 

 

 

 

 

Je crois qu’aujourd’hui, la place que nous accordons tous au respect, à la

 

protection et à l’embellissement de notre environnement, nous la devons en grande partie

 

à des organisations comme la vôtre… Votre souci de vivre dans un environnement sain et

 

beau me réjouit… Votre souci de faire partager vos connaissances à vos concitoyens est

 

tout à votre honneur. Par vos actions, vous transmettez l’amour de la nature et de

 

l’horticulture. »

 

 

 

Saviez vous que…

 

 

 

 

 

- le Festival d’horticulture et d’écologie de la SHEL tenue les 23 et 24 mai 1987 s’est

 

soldé par un déficit de 193.66$.

 

 

 

 

 

- la ville de Laval a mérité en 1990 le titre de « plus belle grande ville fleurie du

 

Québec » ainsi que la mention d’excellence des sentiers verts.

 

 

 

 

 

- la SHEL a toujours trouvé le moyen d’aviser ses membres des réunions mensuelles

 

sans qu’il lui en coûte une fortune. Au tout début, les membres recevaient une

 

invitation par écrit. Les frais postaux étaient absorbés à une époque par la

 

Commission Scolaire, à une autre par la CODEL (Corporation de développement

 

économique de Laval). Par la suite, grâce à un réseau de dévoués bénévoles, la SHEL

 

a procédé à des blitz téléphoniques. Aujourd’hui, tout membre possédant une adresse

 

courriel reçoit un rappel de la conférence à venir. Quant aux autres, ils sont conviés à

 

nos conférences via les médias locaux (section babillard communautaire, un service

 

gratuit).

 

 

 

 

 

- la SHEL s’est dotée d’une fiche d’évaluation des conférenciers à compter de 1986

 

et aujourd’hui encore (2007), le conseil d’administration procède à l’évaluation des

 

conférenciers.

 

 

 

 

 

- la première étudiante à avoir travailler dans le cadre du programme Défi 87

 

(programme gouvernemental de subvention) pour la SHEL au Centre de la Nature

 

était Isabelle Boisvert, une étudiante en première année à l’I.T.A. (Institut de

 

Technologie Agricole de Saint-Hyacinthe) et qu’elle avait quitté son travail d’été

 

dans une pépinière pour se joindre à nous.

 

 

 

 

 

- le logo qui a remplacé en 1991 le sigle original de la Société a été abandonné sous

 

l’administration Charbonneau car les membres du conseil considéraient que la plante

 

stylisée représentant notre Société ressemblait beaucoup à un plant de « cannabis ».

 

L’ancien logo a donc repris droit de cité.

 

 

 

 

 

- la lavatère (lavatera) est devenue la fleur emblème de la ville de Laval en 1993.

 

 

 

J’ai rencontré pour vous…

 

 

 

Magella Rousseau-Jarry

 

 

 

 

 

 Madame Rousseau-Jarry a été la première femme à occuper le poste de présidente

 

de la SHEL. Elle a vécu cette période ou la SHEL était présente sur tous les fronts.

 

 

 

 

 

Question : A quel moment vous êtes vous jointe à la SHEL et qu’est-ce qui vous y a

 

amené?

 

 

 

Réponse : Vers 1978, avec mon conjoint, nous possédions déjà un jardin mais tout était à

 

apprendre. Nous avons donc commencé par les cours du soir à l’école Vanier puis nous

 

avons assisté aux conférences mensuelles. Je dois également dire que c’était une activité

 

de couple. Mon mari était autant intéressé que moi à l’horticulture et c’était le cas de la

 

majorité des autres couples présents.

 

 

 

 

 

Question : Si vous deviez résumer en quelques mots vos années à SHEL, quels seraient-

 

ils ?

 

 

 

Réponse : Un accueil chaleureux, des gens généreux de leur temps, des conférences

 

extrêmement diversifiées, un plaisir de tous les instants (jamais le fait de me rendre à la

 

SHEL n’a été un « pensum »).

 

 

 

 

 

 

 

Question : Qu’en avez-vous tiré ?

 

 

 

Réponse : Cela m’a permis de mettre de l’ordre dans notre jardin. Aujourd’hui encore, je

 

me rappelle du nom des plantes que j’ai appris à ce moment-là.

 

 

 

 

 

Question : Auriez-vous un fait cocasse à nous raconter en rapport avec la SHEL ?

 

 

 

Réponse : L’hiver, il était parfois question des dégâts que pouvait faire le sel à nos

 

pelouses. J’ai donc contacté un représentant de chez « Sel Windsor » afin qu’il nous

 

entretienne en conférence de la façon de limiter les dégâts. Il est arrivé avec un camion

 

rempli à demi de sacs de sel. Ce soir-là, tous les gens présents sont repartis avec deux

 

sacs de sel pour le déglaçage et une salière de sel fin. Du sel pour la SHEL.

 

 

 

Question : Quel est votre plus beau souvenir ?

 

 

 

Réponse : Sans contredit, l’atmosphère familiale qu’on retrouvait au sein de la SHEL.

 

Également l’appui et le respect que j’ai sentis chez mes collègues lorsque j’ai été élue

 

première « présidente » de la SHEL. Je suis, par ailleurs, restée en contact avec des gens

 

que j’ai rencontrés à l’époque.

 

 

 

 

 

Chapitre III

 

 

 

 

 

La SHEL (2001-2007) s’adapte aux nouvelles technologies mais

 

 

 

elle n’oublie pas ses racines...

 

 

 

 

 

Que se passe-t-il en 2001 ? Personne n’a oublié les attentats survenus au World

 

Trade Center à New York. C’est également le Sommet des Amériques à Québec où il y

 

aura de la violence entre les altermondialistes et la police. Enfin évènement un peu plus

 

réjouissant, c’est la sortie au cinéma du premier Harry Potter, « Harry Potter à l’école des

 

sorciers ».

 

 

 

 

 

 

 

Chez nous la SHEL amorce une nouvelle phase, une relance en quelque sorte.

 

Deux présidents se succèderont pendant cette période : Yvon Denis et Michel Rivet. Les

 

deux ont œuvré dans le même sens. L’un a amorcé la relance, le suivant l’a complété.

 

L’un possédait les connaissances, l’autre, les contacts. Ces deux mandats sont

 

pratiquement indissociables. Il faut mentionner, d’autre part, qu’Yvon Denis a siégé au

 

conseil après son retrait de la présidence.

 

 

 

 

 

 

 

 Yvon Denis Michel Rivet

 

 

 

 2002-2004 2004-

 

 

 

 

 

 Comme nous l’avons vu précédemment, la situation n’avait rien de réjouissant. Le

 

nombre des membres était en baisse et certains membres associés (commanditaires) nous

 

désertaient. Il faut donc donner un coup de barre. Ce coup de barre passera par le

 

marketing et l’informatisation.

 

 

 

 

 

 Parlons d’abord d’informatisation : désirant accroître sa visibilité, la SHEL, sous

 

l’administration Denis, a décidé de créer son site internet. Ce premier site créé en 2003,

 

un peu artisanal à ses débuts, il faut bien le dire, a été hébergé sur le serveur de la

 

Fédération des Sociétés d’horticulture et d’écologie du Québec. Le site a subi une refonte

 

totale avec l’arrivée sur le conseil de Madame Claude Cournoyer en octobre 2005 sous

 

l’administration Rivet. Déjà webmestre d’un site attirant annuellement des millions de

 

visiteurs sur la toile, Au jardin secret de Tadine (www.tadine.ca), cette experte a

 

« revampé » notre site.

 

 

 

 

 

 On retrouve aujourd’hui à l’adresse suivante : http://shlaval.fsheq.org une page

 

d’accueil soulignant les dernières modifications apportées au site, des liens menant à la

 

programmation de la saison prochaine et aux pages dévolues aux activités du 35ème

 

 


 

 

anniversaire de la SHEL. On retrouve également sur diverses pages la mission et les

 

objectifs de la Société; la composition du conseil d’administration; la façon de devenir

 

membre et ce qu’on peut en retirer (il est même possible d’obtenir le formulaire

 

d’adhésion en ligne). Une page est également consacrée à nos distingués membres

 

partenaires et associés sans qui il n’y aurait pas de Société ainsi qu’une autre consacrée à

 

leurs petites annonces. On y retrouve aussi des trucs et astuces de jardinage, la plante à

 

découvrir, sans compter une foule de liens horticoles et quelques suggestions de lecture.

 

S’y greffera prochainement, sous le vocable « historique », une version virtuelle de que

 

vous avez entre les mains.

 

 

 

 

 

 Il est évidemment possible via ce site de communiquer directement avec la SHEL

 

pour toute demande de renseignements. Si les demandes ne concernent que l’offre de

 

service ou les conférences dispensées par la SHEL, le secrétaire se fera un plaisir d’y

 

répondre. Si par contre, il est question de conseils horticoles, la demande sera acheminée

 

à la personne la plus habilitée à y répondre. Inutile de vous dire que la SHEL possède son

 

adresse courriel (Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.) qui lui permet de communiquer rapidement avec

 

tous ses membres disposant d’une adresse électronique (140 actuellement).

 

 

 

 L’informatisation des fichiers « membres » et « membres partenaires et associés »

 

permet en quelques clics de souris de connaître le nombre de nos membres, leur

 

répartition géographique (par exemple, combien de gens hors de Laval sont membres

 

chez nous), le nombre de couples, la proportion d’hommes ou de femmes au sein de la

 

SHEL, le nom des membres qui doivent renouveler leur carte de membre à un mois

 

donné. L’élément le plus important de cette informatisation c’est la possibilité de rappeler

 

à nos membres toutes conférences ou activités de la SHEL quelques jours avant

 

l’évènement et ce en un rien de temps.

 

 

 

 

 

 

 

 Parlons maintenant technologie, Yvon Denis, après avoir cédé sa place à Michel

 

Rivet (15 septembre 2004) a œuvré à ses côtés dans le dossier de « modernisation ».

 

 

 

En effet, ces deux représentants du conseil ont piloté une demande de subvention ponctuelle

 

à la Ville de Laval pour que la Société puisse se doter d’un matériel à la fine pointe de la

 

technologie. Cette démarche a été couronnée de succès. La SHEL dispose maintenant

 

d’un projecteur multimédia et d’un ordinateur portatif.

 

 

 

 

 

 Ce matériel nous permet, dans un premier temps, d’offrir à nos conférenciers des

 

outils à la hauteur de leur présentation. Bon nombre d’entre eux délaissent la

 

traditionnelle diapositive au profit de la photo numérique. Grâce a cette technologie, nous

 

pouvons désormais présenter, avant les conférences et à la pause, des diaporamas

 

affichant nos commanditaires, la programmation à venir, des capsules horticoles ou

 

encore des photos de plantes. La SHEL remercie Ville de Laval pour ce coup de pouce

 

fort apprécié.

 

 

 

 

 

 L’autre élément qui a contribué grandement à la relance de la SHEL, c’est un blitz

 

marketing réalisé par Stéphane Lavoie. Monsieur Lavoie, au nom de la Société a sollicité

 

378 entreprises liées de près ou de loin au monde de l’horticulture (producteurs, serristes

 

de détail, architectes-paysagistes, arboriculteurs et élagueurs, fleuristes, jardineries).

 

 

 

 

 

 

 

 Toutes ces entreprises ont reçu une lettre expliquant les tenants et les aboutissants

 

de notre organisme accompagnée d’une demande de contribution, notre calendrier de la

 

saison précédente ainsi qu’un formulaire de retour permettant de faire une contribution.

 

Cette démarche a connu beaucoup de succès. Pour la saison 2005-06, la SHEL a pu

 

compter sur 23 membres-associés (50$) et 5 membres-partenaires (250$). Le dossier a été

 

repris depuis par Madame Micheline Xeropaides.

 

 

 

 

 

 Par ailleurs, comme le passé est garant de l’avenir, la Société a décidé de se

 

concentrer sur ses points forts, à savoir : ses conférences, ses séminaires et ses sorties.

 

Une attention particulière a été apportée à l’élaboration de chaque programmation depuis

 

le tournant du siècle. Dans la plupart des cas, notre programmation a été le fruit d’une

 

séance de « brainstorming » de l’ensemble du conseil et ce pour chacune des saisons.

 

 

 

 

 

 Nous avons, d’autre part, procédé à une étude comparative des sociétés

 

d’horticulture et d’écologie environnantes. Celle de Laval se distingue par le nombre de

 

ses conférences (deux par mois au lieu d’une partout ailleurs), et par son rapport

 

qualité/prix (le coût d’adhésion pour une personne est à peine plus élevé qu’ailleurs, et ce

 

pour davantage de conférences – à cet égard, il serait intéressant de consulter l’annexe 1.)

 

 

 

 

 

 Les séminaires, quoique moins nombreux que par le passé, attirent encore. Il en

 

est de même des sorties (Une visite aux Fougères Boréales a été fort appréciée- c’était en

 

quelque sorte un complément à la conférence que son propriétaire nous avait donné

 

quelques mois auparavant).

 

 

 

 Au chapitre des innovations, certaines ont connu plus ou moins de succès. C’est le

 

cas de l’échange de plantes qu’on a tenté de faire revivre.

 

 

 

  Par contre, d’autres furent de belles réussites : des soirées de divertissement

 

destinées à nos membres où les gens de la troupe d’improvisation de la Place des Aînés

 

nous ont fait bien rire lors de matches d’impro à connotations horticoles.. Improvisation

 

mixte, nombre illimité de joueurs, 2 minutes, ayant pour sujet : « Vous avez un beau…

 

jardin, Madame », « Tu as un beau thym… », « J’ai vendu ma salade… », autant

 

d’improvisations auxquelles nous avons eu droit.

 

 

 

 

 

 

 

 Quelques expériences ont permis de faire connaître la Société à des non-

 

membres : la soirée « Amenez gratuitement un ami à une conférence » tenue le 6 mars

 

2003 où 185 personnes ont profité des bons conseils de Larry Hodgson ou encore le fait

 

de faire tirer des laissez-passer pour deux personnes lors d’évènement comme les Portes

 

Ouvertes de la Pépinière Locas. Une expérience du même genre qui a rapporté des

 

dividendes : des laissez-passer offerts à nos membres-associés et partenaires pour qu’ils

 

puissent en bénéficier eux-mêmes ou que leur clientèle puisse en profiter.

 

 

 

 

 

 Deux évènements à déplorer au cours de cette période, l’un mineur, l’autre

 

majeur.

 

 

 

 

 

 Nous avons eu quelques démêlés avec le COOL (Club d’observation des oiseaux

 

de Laval). En effet, nous avons offert en 2001 une conférence sur l’observation des

 

oiseaux. La présidente du COOL, madame Aubut nous accusait de jouer dans ses plates-

 

bandes. Lorsque nous avons invité le conférencier Stephan Sobkowiak à nous entretenir

 

de la façon d’attirer les oiseaux au jardin en 2006-2007, nous avons donc consulté le

 

COOL pour approbation.

 

 

 

 

 

 L’autre évènement nettement plus triste, c’est l’abandon par la SHEL du Jardin

 

Laurent Brisson au Centre de la Nature. Après de nombreuses discussions, un projet de

 

relance, le conseil en est venu malheureusement à proposer et accepter la résolution

 

suivante :

 

 

 

 

 

« Attendu qu’après recherche, il est clair que le Centre de la Nature a

 

accepté que la SHEL fleurisse et entretienne un espace au coeur du parc du Centre

 

de la Nature en 1986;

 

 

 

 

 

 Attendu que la SHEL n’a plus ni les moyens ni le temps d’assurer

 

l’entretien des Jardins Laurent Brisson ;

 

 

 

 

 

 Attendu que la fondation du Centre de la nature s’est montrée intéressée à

 

prendre la relève;

 

 

 

  Il est proposé que la SHEL cède son droit de fleurir et d’entretenir le dit

 

espace à la Fondation du Centre de la nature. »

 

 

 

 Cette proposition a été acceptée à l’unanimité.

 

 

 

 

 

A l’heure actuelle, un dossier est latent à la Ville. Par souci de transparence, il faut

 

évoquer la possibilité que la SHEL exige éventuellement de ses membres la carte

 

Avantage. La Ville nous a indiqué que nous devrions procéder ainsi à plus ou moins

 

brève échéance.

 

 

 

 

 

 La Ville justifie sa demande par les services qu’elle rend à notre société : salles de

 

réunion, local de la SHEL, services offerts par les bureaux municipaux de Loisirs (BML).

 

 

 

 

 

 Les membres de la SHEL non-résidents de Laval devraient, dans un tel cas,

 

assumer le coût annuel de cette carte, doublant, à peu de chose près, leurs frais

 

d’adhésion. Le membership s’en retrouverait réduit d’autant.

 

 

 

 

 

Afin de démontrer notre bonne foi, le nouveau calendrier 2007-2008 indique en

 

toutes lettres sous le logo de la Ville de Laval que nous suggérons à nos membres de se

 

procurer la carte. Il en est également question sur le nouveau formulaire d’adhésion.

 

 

 

 

 

 Pour l’instant (août 2007), le dossier est latent.

 

 

 

 En matière de visibilité, nous avons tenté d’être présent le plus possible au sein de

 

la communauté lavalloise : présence à Laval en Fleurs, à la Tournée Gourmande, aux

 

portes ouvertes de la Pépinière Locas, à l’émission « Le Clown jardinier » à Radio

 

Boomer 1570 AM, sans compter un site internet mis à jour régulièrement.

 

 

 

 

 

 La SHEL travaille en étroite collaboration avec d’autres organismes voués à

 

l’embellissement et la sauvegarde de l’environnement. Dans le cas de Laval en Fleurs,

 

nous procédons à un échange de services. Nous distribuons le dépliant de cette société à

 

nos membres. En revanche, cette société nous permet de glisser notre calendrier dans leur

 

« mailing postal».

 

 

 

 

 

 Dans le cas des autres organismes, c’est un peu l’accentuation de notre volet

 

écologique qui en est la raison (Eau-Secours, Eco-Nature, Action Environnement).

 

 

 

 

 

En effet, la mise en vigueur de lois plus sévères en matière de pesticides, de

 

produits fertilisants, d’arrosage et de recyclage a fait en sorte que la Société n’a pas eu le

 

choix d’offrir des conférences à la sauce « écolo » et ce, depuis 2005; on retrouve donc

 

au moins deux conférences par année vraiment liées à l’écologie. Dans la programmation

 

2007-08, par exemple, « Eco-Logis » « Jardiner par niches écologiques » et

 

« Démystifier les arrosages, les besoins en eau des végétaux » sont à l’affiche.

 

 

 

 

 

 L’organisation du 35ème anniversaire de la SHEL a drainé beaucoup d’énergie au

 

cours des derniers mois. Voici à quoi se résume cette commémoration, tenue le 26 août

 

2007 au Centre de la Nature :

 

 

 

 

 

- plantation d’un arbre de collection (Salix matsudana tortuosa)

 

- dévoilement d’une plaque soulignant le 35ème

 

- vin d’honneur réunissant dignitaires, pionniers et membres éminents de la SHEL

 

- visites guidées du Centre de la Nature avec Laurent Brisson

 

- dévoilement de notre emblème floral

 

- conférences sur les jardins à visiter au Québec par Robert Messier

 

- ateliers de dessins d’enfants

 

- concours de photographie « 35 jardins pour le 35ème »

 

 

 

 

 

sans compter notre présence dans certaines maisonnettes du Village des Arts aux

 

côtés d’exposants ayant un rapport avec l’horticulture. A noter, par ailleurs, la

 

collaboration totale du Centre de la Nature dans le cadre de cet évènement.

 

 

 

 

 

La rédaction de cet historique et sa diffusion font aussi partie du programme du 35ème.

 

Ce projet souvent évoqué mais jamais réalisé l’a finalement été.

 

 

 

 

 

 

 

 Saviez vous que…

 

 

 

 

 

 

 

- monsieur Jean-Guy Gadoua a sûrement présenté au fil des ans plus d’une centaine

 

de conférenciers différents dans son rôle de présentateur « officiel » de la SHEL.

 

 

 

- le pourcentage des membres possédant une adresse électronique est

 

approximativement de 60%.

 

 

 

 

 

- pendant la saison 2003-04 deux conférenciers nous ont fait faux bond au grand

 

désespoir du président Yvon Denis. La SHEL a réagi rapidement. Si jamais la

 

situation se reproduisait, nous disposons maintenant d’une conférence de réserve

 

qu’un membre du conseil peut donner le cas échéant. Évidemment, depuis ces

 

évènements, tous nos conférenciers ont honoré leur engagement.

 

 

 

 

 

- le regretté Jean Leroux offrait gratuitement, bon an, mal an, des semences

 

particulièrement bien identifiées, un geste prisé par tous nos membres.

 

 

 

 

 

- la SHEL dispose de son propre numéro de téléphone seulement depuis novembre

 

2005. La famille Arsenault peut enfin bénéficier d’un peu de tranquillité et de l’usage

 

de son appareil personnel.

 

 

 

 

 

- le nouveau code de gestion des pesticides est en vigueur depuis le 3 avril 2003.

 

 

 

 

 

- l’initiative du 6 mars 2003 « Amenez gratuitement un ami à une conférence » s’est

 

soldée par une assistance de plus de 185 personnes. Larry Hodgson, chroniqueur bien

 

connu, était le conférencier invité.

 

 

 

 

 

- Angélique Lafond (Cormoran, SRC), Madame Gladu (Le petit monde de Laura

 

Cadieux, TVA) et la mère de Charles-Henri Tremblay (Virginie , SRC) sont membres

 

de la Société. En effet, Mireille Thibault, comédienne bien connue et lavalloise fait

 

partie de nos membres.

 

 

 

 

 

J’ai rencontré pour vous…

 

 

 

Madeleine Lapointe

 

 

 

  Madame Madeleine Lapointe est membre de la SHEL depuis 29 ans, soit depuis

 

1977. Elle a également siégé au conseil d’administration durant de nombreuses années.

 

Elle est donc en mesure de témoigner de l’évolution de notre société au fil des ans.

 

 

 

 

 

Question : À quel moment vous êtes-vous jointe à la SHEL?

 

 

 

Réponse : En 1977. C’est mon beau-frère qui en faisait déjà partie qui m’a invitée à y

 

aller.

 

 

 

 

 

Question : Qu’alliez-vous chercher à la SHEL?

 

 

 

Réponse : D’abord et avant tout, j’allais y chercher la nourriture pour répondre à mon

 

appétit de connaissance des fleurs et il a été comblé. J’ai toujours été impressionnée par

 

le niveau de qualité de la grande majorité de nos conférenciers pendant toutes ces années.

 

 

 

 

 

 

 

Question : Avez-vous noté une évolution de la SHEL au fil des ans ?

 

 

 

Réponse : La Société a généralement su s’adapter aux besoins différents de la clientèle au

 

cours des années. A mon avis, en terme de sujets à traiter, on fait, pardonnez-moi

 

l’expression, le « tour du jardin » en 3 ans environ. Néanmoins, je suis restée toutes ces

 

années car le traitement par les conférenciers étaient différents et qu’il y a eu évolution

 

du domaine. J’ai également été témoin de l’explosion du nombre de sociétés

 

d’horticulture et d’écologie dans les environs au détriment de notre Société.

 

 

 

 

 

Question : Qu’avez-vous tiré de ces années passées au sein de la SHEL?

 

 

 

Réponse : Je suis très heureuse d’avoir participé aux activités de la SHEL. J’y ai fait des

 

contacts tant professionnels qu’amicaux et j’ai accru mon bagage de connaissances.

 

 

 

 

 

Question : Une anecdote, un fait cocasse ?

 

 

 

Réponse : Je vais toujours me rappeler les gens faisant la queue pour déguster les tisanes

 

de notre apothicaire, M. Romano Salvador, à l’Effleure-Printemps ainsi que M. Réal

 

Robertson et ses immenses chariots de pousses à distribuer.

 

 

 

 

 

Question : Quel est votre plus beau souvenir lié à la SHEL?

 

 

 

Réponse : Je dirais ma présence comme déléguée de la SHEL au congrès de la Fédération

 

tenu à Rivière-du-Loup ainsi que ma présence aux différents kiosques de la SHEL dans le

 

cadre de l’Effleure-Printemps.

 

 

 

 

 

Conclusion

 

 

 

 

 

 

 

En 35 ans, la SHEL a connu des hauts et des bas. Tout compte fait, plus de hauts

 

que de bas. Nous avons pu constater au fil de ce récit que la SHEL s’est illustrée au sein

 

de la communauté lavalloise, s`y dotant d’une réputation enviable et offrant hier comme

 

aujourd’hui un service fort apprécié de nos horticulteurs et écologistes amateurs.

 

 

 

 

 

La SHEL, comme plusieurs l’ont souligné, est une « grande famille ». Comme

 

dans toutes les familles, il peut y avoir des accrochages et des conflits mais le tout est vite

 

oublié et il est toujours plaisant de s’y retrouver tous ensembles.

 

 

 

 

 

La SHEL, au fil de ces 35 années, a affiché le souci toujours constant d’offrir des

 

services de qualité au moindre coût possible. Sa situation financière fort acceptable en est

 

d’ailleurs le reflet.

 

 

 

 

 

Le défi, qui attend ceux qui vont suivre, est le maintien des acquis et l’innovation

 

assortis de l’objectif de rajeunir la Société. Nous y comptons bien.

 

 

 

 

 

Au plaisir de se voir au 45ème anniversaire en 2017.

 

 

 

Annexe I

 

 

 

 

 

Coût d’adhésion individuelle à la SHEL pour un membre de moins de 60 ans

 

 

 

La SHEL

 

 

 

sous la présidence de…

 

 

 

 

 

1971-1972 Paul Pouliot

 

 

 

1972-1973 Paul Pouliot

 

 

 

1973-1974 Paul Pouliot

 

 

 

1974-1975 Paul Pouliot

 

 

 

1975-1976 Paul Pouliot

 

 

 

1976-1977 Jean-Paul De la Sablonnière

 

 

 

1977-1978 Jacques Lafrenière

 

 

 

1978-1979 Jacques Beaudry

 

 

 

1979-1980 Jacques Beaudry

 

 

 

1980-1981 Jacques Beaudry

 

 

 

1981-1982 Jacques Beaudry

 

 

 

1982-1983 Jacques Beaudry

 

 

 

1983-1984 Majella R. Jarry

 

 

 

1984-1985 Majella R. Jarry

 

 

 

1985-1986 Majella R. Jarry

 

 

 

1986-1987 Jacqueline Boileau

 

 

 

1987-1988 Jacqueline Boileau

 

 

 

1988-1989 Jacqueline Boileau

 

 

 

1989-1990 Jacqueline Boileau

 

 

 

1990-1991 Sylviane Malo

 

 

 

1991-1992 Sylviane Malo

 

 

 

1992-1993 Françoise Charbonneau

 

 

 

1993-1994 Françoise Charbonneau

 

 

 

1994-1995 Françoise Charbonneau

 

 

 

1995-1996 Françoise Charbonneau

 

 

 

1996-1997 Françoise Charbonneau

 

 

 

1997-1998 Françoise Charbonneau

 

 

 

1998-1999 Françoise Charbonneau

 

 

 

1999-2000 Françoise Charbonneau

 

 

 

2000-2001 Françoise Charbonneau

 

 

 

2001-2002 Françoise Charbonneau

 

 

 

2002-2003 Yvon Denis

 

 

 

2003-2004 Yvon Denis

 

 

 

2004-2005 Michel Rivet

 

 

 

2005-2006 Michel Rivet

 

 

 

2006-2007 Michel Rivet

 

 

 

Conseil d’administration de A à Z au fil

 

des ans

 

 

 

 

 

Allaire Marcel, Allan Yvette, Arsenault Noëlla, Arsenault Paul, Atti Sara, Barré Nicole,

 

Bayard Francine, Beaudry Jacques, Bédard Carole, Bélanger Monique, Bigras

 

Adrien, Bissonnette Robert, Blain Maurice, Boileau Jacqueline, Boileau Jean-Paul, Boily

 

Lucie, Boisselier Joël, Boivin Véronique, Boivin Yvette, Bouchard Daniel, Boyer

 

Murielle, Brisson Laurent, Brodeur André, Brouillet Marcel, Buteau Ernest, Chalifour

 

Marie-Claude, Brown Francine, Champagne Lucien, Chapdelaine Denise, Charbonneau

 

Claudette, Charbonneau Françoise, Charbonneau Gérard, Charbonneau Lucie, Charest

 

Monique, Charest Nichol, Comeau Jacques, Corneillert Irène, Couillard Charles-André,

 

Cournoyer Claude, Denis Yvon, De la Sablonnière Jean-Paul, Desautels Luc, Desjardins

 

André, Desrochers Alice, Desrochers Léo, Dion Charles, Dubois Ginette, Dubois Jean-

 

Pierre, Dumontier Gilles, Dupéré André, Falardeau Jeannine, Filiatreault Jocelyne, Fortin

 

Hélène, Fortin Louise, Fournier Gilles, Frappier Isabelle, Frenette Jeannine, Frenette Léo,

 

Gaboury Marcel, Gadoua Huguette, Gadoua Jean-Guy, Goudreau Normand, Goyette

 

Jean-Guy, Guay Hélène, Hancart Francis, Houde Lise, Jacqmin Eudore, Jarry Majella,

 

Kassabgui Suzanne, Labrie Fernand, Lachapelle Paul, Laflamme Rita, Lafrenière

 

Jacques, Lalonde Geneviève, Landry Pierre, Landry Roger, Lapalme Benoît, Lapointe

 

Madeleine, Lavoie Micheline, Lavoie Stéphane, Lebrun Antoine, Lefebvre Daniel,

 

Lefebvre Guy, Légaré Jean-Marc, Lemyre Madeleine, Lepage Gilles, Lepage Patricia,

 

Lévesque Jeannine, Locas Roger, Lussier Manon, Magnan Lucie, Malo Sylviane,

 

Marquis Paul, Massé Diane, Mayrand Marie, Mercier Odette, Messier Robert, Milo Paul,

 

Monette Claude, Mongeau Francine, Morissette Armand, Olivier Fernande, Olivier

 

Gérald, Ouellet Jean, Papillon Pauline, Paquin Jeannine, Paré Diane, Pellerin Pierre,

 

Pelletier Christiane, Pépin Huguette, Poitras Yvon, Pouliot Hélène, Pouliot Mariette,

 

Pouliot Paul, Richer Claude, Rivet Michel, Robertson Real, Rodier Jean, Roosens Henri,

 

Roosens Jacqueline, Roy Raymond, Sabourin Micheline, Salvador Romano, Sawyer

 

René, Sicard Lise, Simard Méridé, St-Cyr Denis, St-Germain Mireille, St-Onge Denise,

 

Toupin Marielle, Tremblay Jocelyn, Tremblay Lise, Van Geehoven Yvon, Vignoul

 

Denise, Villeneuve Jean-Jacques, Vinette Raymond, Xeropaides Micheline, Yvinec Éric

 

 

 

 

 

 

 

Remerciements

 

 

 

 

 

 Remonter le fil du temps est une entreprise qui nécessite des heures et des heures

 

de recherches, des rencontres avec des témoins de l’époque, c’est un peu le chemin que

 

j’ai parcouru au cours des derniers mois.

 

 

 

Je tiens à remercier particulièrement le conseil d’administration qui m’a confié la

 

tâche de rédiger l’historique que vous avez entre les mains et qui m’a permis de consulter

 

l’ensemble des archives de la Société.

 

 

 

 

 

 Je tiens aussi à remercier les gens que j’ai rencontrés en entrevue: les Janine et

 

Léo Frenette, Magella Rousseau-Jarry et Madeleine Lapointe mais également tous les

 

autres qui au détour d’une conversation, d’un appel téléphonique ont confirmé les faits,

 

en ont complété la teneur. Parmi eux, messieurs Arsenault, Rivet et Denis et combien

 

d’autres.

 

 

 

 

 

 Je tiens enfin à remercier particulièrement Michel Rivet, président actuel de la

 

SHEL qui m’a appuyé dans cette entreprise et qui s’est dévoué sans compter dans le

 

cadre de ce 35ème anniversaire de la SHEL.

 

 

 

 

 

 

 

 Un merci tout spécial à ma conjointe, Micheline Xeropaides, qui a été ma

 

première lectrice et à Madame Claude Cournoyer, qui a bien voulu relire ce document.

 

 

 

 

 

 

 

 Je ne peux terminer sans mentionner l’apport financier de la Fédération des

 

Caisses Populaires Desjardins de Laval, sans laquelle la publication de cet historique

 

aurait été impossible.

 

 

 

 

 

 

 

 Robert Messier

 

 

 

 Secrétaire de la SHEL (saison 2013-2014 )

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

Table des matières

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Introduction…………………………………………………………….2

 

 

 

 

 

 

 

Chapitre I – La SHEL (1971-1983), d’abord et avant tout un outil

 

 

 

de formation……………………………………………………………3

 

 

 

 

 

 

 

Saviez-vous que……………………………………………………….12

 

 

 

 

 

 

 

J’ai rencontré pour vous Léo et Janine Frenette………………………13

 

 

 

 

 

 

 

Chapitre II – La SHEL (1983-2001) s’ouvre sur le monde…………..14

 

 

 

 

 

 

 

Allocution du maire Gilles Vaillancourt lors du 25ème anniversaire

 

 

 

De la SHEL……………………………………………………………28

 

 

 

 

 

 

 

Saviez-vous que……………………………………………………….29

 

 

 

 

 

 

 

J’ai rencontré pour vous Magella Rousseau-Jarry…………………….30

 

 

 

 

 

 

 

Chapitre III – La SHEL s’adapte aux nouvelles technologies mais

 

 

 

elle n’oublie pas ses racines…………………………………………...31

 

 

 

 

 

 

 

Saviez-vous que……………………………………………………….36

 

 

 

 

 

 

 

J’ai rencontré pour vous Madeleine Lapointe…………………………37

 

 

 

 

 

 

 

Conclusion…………………………………………………………….38

 

 

 

 

 

 

 

Annexe I………………………………………………………………39

 

 

 

 

 

 

 

La SHEL sous la présidence de………………………………………40

 

 

 

 

 

 

 

Le conseil d’administration de A à Z au fil des ans………………….41

 

 

 

 

 

 

 

Remerciements……………………………………………………….42

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

L'anémone pulsatile

06-05-05-anemone pulsatile-g

 

Graminée Calamagrostis Brachytricha

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Les crocus

crocu10g

Fleur Emblème

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  • Divers
    1. sponsorship-ad-Eva-Nassif

       

      Nouveau membre partenaire de notre organisme, Madame Eva Nassif députée fédéral de Vimy.

    2.  

    3. Nous participerons à la vente de fleurs du centre de formation Horticole de Laval lors de leur vente annuelle de fleurs. Consulter leur site pour plus d'informations.

      Surveillez les activités de ville de Laval le 28 mai nous y serons.

       

       

       

    4. Réalisation de boîte à fleurs hivernale par Nadine Girard lors de la conférence du 6 novembre

     Nous avons participé è 2 évènements afin de promouvoir notre société.

    Vente de fleurs au Centre de fromation horticole de Laval et à la dsistribution de fleurs de la ville de Laval.

    Nous remercions les organisateurs et leur équipes pour l'accueil chaleureux et l'environnement qu'ils ont créé pour nous offrir de la visibilité.

     

     

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