35e anniversaire

Historique






CHAPITRE II

La SHEL (1983-2001), s'ouvre sur le monde (Suite)


Cet évènement n'aurait pu être possible sans l'appui financier du gouvernement provincial (quatre ministères contribuèrent au financement) et de la ville de Laval. La SHEL procéda également à l'organisation d'un tirage (tondeuse/encyclopédie des fleurs et plantes de jardin etc.) afin de financer une partie de l'évènement.



Aménagement paysager, gracieuseté de Vivaces Plus dans le cadre des Florilèges 88


En 1989, la SHEL se contenta de participer (tenue d'un kiosque) aux Fêtes de l'Été de la Ville de Laval au Centre de la Nature mais c'était pour mieux rebondir avec l'organisation du Congrès de la Fédération des Sociétés d'Horticulture et d'Écologie du Québec les 9 et 10 juin 1990. On y reviendra.

Pendant trois années consécutives, l'évènement " Hommage aux bénévoles " de la ville de Laval a honoré l'un de nos membres comme bénévole de l'année dans son secteur. Mme Boileau l'a été en 1988. Laurent Brisson en 1989. Laval en Fleurs l'avait déjà honoré pour apport à l'embellissement de la ville. Enfin Réal Robertson a été également au tableau d'honneur en 1990. C'est donc dire, que l'ensemble de la municipalité a su reconnaître les mérites de notre Société à travers ces membres éminents.

Pour couronner cette période, notre société a été l'hôtesse du congrès de la F.S.H.E.Q. (Fédération des sociétés d'horticulture et d'écologie du Québec) du 8 au 10 juin 1990. Le fait que la ville de Laval célébrait alors son 25ème anniversaire a sûrement contribué à l'obtention du congrès. Néanmoins, de concert avec la CODEL (Corporation de développement économique de Laval), la SHEL s'est occupée de recevoir et orienter les délégués, a collaboré à l'organisation du congrès (ateliers, banquet, visites d'entreprises, pique-nique au Centre de la Nature, visites guidées.

Le congrès a été un franc succès, tant sur le plan de l'organisation que sur le plan financier. Des commentaires élogieux ont été reçus de part et d'autres. Vingt-cinq (25) membres ont travaillé bénévolement pour en faire un succès. Un profit de l'ordre de 3,462.15$ a été réalisé, ce qui n'est pas à dédaigner.

Pendant cette période, nous sommes toujours de plus en plus présents : on retrouvera un kiosque de notre Société au Centre Duvernay, au Carrefour Laval, à Florexpo au Palais des Congrès.

Quelques innovations à mentionner : des membres de la SHEL agissent comme guide pour des visites guidées du Centre de la Nature de la fin juin au début septembre en 1989; tenue d'un bazar horticole le 20 mai 89 et création d'un " marché aux pousses ".

La SHEL s'est également jointe au comité C.O.B.B.I.R. (Conférences sur les bois, berges, îles et rivières de l'île Jésus)

Dans son rapport livré le 19 septembre 1990, Madame Boileau soulignait que la société comptait 325 membres et près de 30 membres associés qui, malgré une augmentation de coût (de 35$ à 50$), avaient pour la plupart renouvelé leur soutien. Bien que six membres de son conseil ne se représentaient pas pour un nouveau mandat, ces derniers conservaient des fonctions auprès de la Société, un témoignage éloquent d'appartenance qui n'existe pas ailleurs.



Une autre femme succéda à Madame Jacqueline Boileau. Il s'agit de Sylviane Malo




Sylviane Malo


Sylviane Malo entourée d'une équipe dynamique a veillé aux destinées de la SHEL pendant deux ans. Quelques faits survenus au cours des ces deux mandats méritent d'être soulignés. Mentionnons, entre autres, notre participation plus qu'active aux deux premières éditions de l'Effleure-Printemps; la création d'une bourse d'étude destinée aux étudiants en horticulture de la région; un nouveau sigle pour le 20ème anniversaire de la Société et de nombreux achats nécessités par l'accession à un local permanent sis au Pavillon du Bois Papineau.

Parlons d'abord de l'Effleure-Printemps. La SHEL a même fait partie du comité organisateur de l'évènement en question. En quoi consistait l'Effleure-Printemps ? C'était un concours ouvert à tous les architectes-paysagistes, associations professionnelles, concepteurs, constructeurs, entrepreneurs paysagistes, les fournisseurs horticoles, institutions d'enseignement, horticulteurs, municipalités et serristes de tout le Québec. Ce concours avait pour but de promouvoir l'amélioration et le développement de l'horticulture environnementale et ornementale au Québec et visait à faire reconnaître l'excellence des nouveaux produits et à fournir aux entreprises une occasion d'exprimer leur créativité et de faire mieux connaître leur spécialité.

Le rôle de la SHEL dans cette vaste exposition était d'en assurer le volet éducatif, d'abord en y tenant kiosque, mais surtout en y organisant de nombreuses causeries. Il faut, par ailleurs, souligner que la SHEL se limitait à défrayer seulement 35% du coût des conférences. L'Effleure-Printemps était donc un excellent moyen de se faire connaître auprès du grand public et des spécialistes. La première édition a connu un succès retentissant. Le coût d'entrée était de 2$ mais tout était gratuit à l'intérieur. Une vingtaine de bénévoles de la SHEL s'y sont relayés.

Lors de la seconde édition de l'Effleure-Printemps, les 1, 2 et 3 mai 1992, la SHEL a mérité le premier prix pour le kiosque éducatif, un concept de Laurent Brisson.

En octobre 91 le conseil de la Société a jugé bon de créer une bourse d'excellence et de mérite destinée à un étudiant finissant en horticulture du Centre Vanier. La bourse était d'un montant de 500$. Les modalités étaient les suivantes : un jury composé de deux membres de la SHEL et d'un professeur du Centre Vanier devait évaluer les candidats recommandés.

Après discussion, cette bourse a été reconduite l'année suivante mais avec une réserve toutefois. Le montant était déterminé lors de la présentation du budget annuel. Cette bourse a été remise dans le cadre de l'Effleure Printemps II en mai 92. La bourse était désormais connue sous le nom de " Bourse Paul Pouliot ".

La SHEL a, d'autre part, changé de logo au cours de cette période. Ce changement s'est effectué dans le cadre de notre 20ème anniversaire. Il visait à changer notre image. Le 20ème anniversaire a été souligné sans tambours ni trompettes lors de l'Effleure-Printemps.



Finalement le déménagement de nos bureaux au Pavillon du Bois Papineau en octobre 90 nous a obligé à faire de grosses dépenses : ameublement, chaises, machine à écrire, calculatrice etc.). Par la suite un budget de 1500$ plus ou moins 10% a été voté pour que la Société se dote d'un ordinateur. La SHEL s'orientait donc sur la voie du progrès. On a également procédé à l'achat d'un projecteur de diapositives et d'un nouveau système de son.

La SHEL comptait approximativement 400 membres au cours de cette période, un chiffre que l'on se doit de souligner.

Évidemment, les conférences se sont poursuivies aux endroits habituels (Polyvalente Vanier pour l'est et Ecole St-Joseph pour l'ouest). Le projet gouvernemental Défi qui permettait d'embaucher des étudiants pour nos jardins du Centre de la Nature a été maintenu.

La Société a continué, par ailleurs, d'accroître sa visibilité que ce soit par la présence d'un kiosque au Carrefour Laval dans le cadre de la semaine de l'Âge d'or ou par sa participation au 250ème anniversaire de Ste-Rose, ainsi qu'à la Fête de Mai au Parc des Mille îles, ou encore à la journée du 24 juin de la Ville de Laval.

Au nombre des projets qui n'ont pas abouti : le projet d'une bibliothèque horticole où nos membres auraient pu emprunter, louer ou consulter des ouvrages pertinents. Après de nombreuses discussions et tergiversations, le désistement d'un de ses responsables et l'hospitalisation d'un autre, le projet a été reporté à plus tard, sinon aux calendes grecques.



Le 16 septembre 1992, Françoise Charbonneau, déjà en poste comme deuxième vice-présidente de la Société dans le conseil précédent devenait présidente et pour longtemps… Sa présence à la barre de la Société durera 10 ans.


Françoise Charbonneau


Madame Charbonneau provenait du milieu; elle possédait une formation en horticulture. Aux dires de certains, elle était une " encyclopédie sur deux pattes " en matière d'horticulture. Elle pouvait, et elle l'a fait à l'occasion, remplacer à pied levé un conférencier qui s'était désisté.

Elle a été, par ailleurs, fortement impliquée dans plusieurs organismes : entre autres, à la Commission Scolaire, au niveau de l'école alternative L'Envol., à titre de commissaire parental et dans une serre de production horticole intégrant au sein de l'équipe du personnel handicapé.

Mais revenons à SHEL. Une sage a déjà dit : " On ne change pas une formule gagnante ". Madame Charbonneau a donc emprunté à ses prédécesseurs un " modus vivendi " qui avait fait ses preuves.

Au cours de cette période (1992 à 2001), nous retrouvons au programme de la SHEL annuellement : une participation à l'Effleure-Printemps jusqu'en 2001. L'édition 1999 a par contre été annulée faute de locaux appropriés et l'évènement comme tel a été abandonné en 2002 pour la même raison.

Le programme des conférences hautement apprécié dessert à la fois l'est et l'ouest de Laval. Cette situation persistera jusqu'en septembre 1996, moment où toutes les conférences seront dorénavant dispensées sous un même toit : le pavillon du Bois Papineau, le premier jeudi et le troisième mercredi du mois. A noter que la programmation de la saison était conçue par Madame Charbonneau et trois ou quatre membres du conseil. Le tout était approuvé par le reste du conseil.

Il en sera de même des séminaires de la SHEL qui auront également lieu à compter de 1996 au Bois Papineau. A titre d'exemples, quatre séminaires étaient à l'affiche en 1997-98, l'un sur les décorations de Noël, un autre sur les nouvelles variétés de vivaces, le suivant sur les pergolas et patios et finalement un dernier sur l'utilisation de plantes indigènes dans nos aménagements.

Le programme gouvernemental " Défi " dont le nom changera en 1995 permet, comme par le passé, à la SHEL d'embaucher deux étudiants pour l'entretien et la conservation de ses jardins au Centre de la Nature.

Au fil des ans, la SHEL est présente lors des évènements rassembleurs. Mentionnons, entre autres : les fêtes du 24 juin de la Ville de Laval, la remise des vivaces organisée par Laval en Fleurs, le 125ème anniversaire de Ste-Dorothée, les portes ouvertes au Pavillon Bois Papineau, les festivités du Parc des Prairies et combien d'autres sans compter notre présence au Fêtes Gourmandes de Laval et dans les centres commerciaux.

Des sorties, souvent sur le principe du co-voiturage, sont proposées. Quelques exemples : chez Fred Oehmichen à Oka, un spécialiste des graminées, les jardins de Jean-Pierre à Ste-Christine, les serres Rosaire Pion, à St-Thomas d'Aquin.

Enfin, la bourse de la SHEL, offerte à un étudiant en horticulture, depuis 1991 le sera jusqu'en 1996. Faute de fonds et en raison du manque de disponibilité des professeurs pour procéder à l'évaluation, cette initiative sera abandonnée.

Les quelques innovations survenues au cours de la dite période ont parfois été couronnées de succès ou ont connu un succès mitigé.

Parmi les faits marquants : notre participation au programme " Mon milieu, mes arbres " où, en collaboration avec des étudiants du Centre Vanier, nous avons assuré la coordination et la planification de travaux de plantation sur un terrain situé boulevard de la Concorde, près du poste des pompiers. C'était en 1993.

La SHEL a également célébré son 25ème anniversaire, de façon relativement sobre. Le maire de Laval, M. Gilles Vaillancourt a tenu une réception civique soulignant le 25ème anniversaire de la Société, permettant de relater les grands évènements à la base de la création et de l'évolution de notre Société et rendant un brillant hommage à ses membres et bénévoles le mardi 12 novembre 1996. Le coffret qui avait été enfoui lors du 15ème anniversaire à l'intention des membres du conseil du 25ème a été malencontreusement endommagé lors de travaux visant à déplacer des statues aux pieds desquelles se trouvait le dit coffret.

Le parrainage du projet d'aménagement du marais du Parc Berthiaume-du Tremblay (92ème rue et Île Paton, dans Chomedey) a connu des hauts et des bas. Le projet qui a été refusé, en premier lieu, par les instances gouvernementales, a refait surface, puis a été réalisé très partiellement. Il n'y a eu que renaturalisation du marais du parc Berthiaume-du-Tremblay localisé en bordure de la Rivière-des-Prairies à Laval et la mise en eau du marais par la création d'une ouverture sur la rivière et d'une sortie. Au début des années 80, ce marais était en contact direct avec la rivière. Des remblais y furent donc installés. C'était en 1997.

Au chapitre des projets qui n'ont pas eu de suite : " La feuille de chou ", un bulletin qui devait en principe offrir des nouvelles, des conseils et une liste des activités à venir à nos membres.

Le fait de revenir, années après années avec le même type d'activités peut parfois avoir un effet " sclérosant ". La Société a donc connu une baisse tant en terme de membership qu'au niveau de l'appui financier de ses membres associés. Il faut par contre souligner que d'autres phénomènes, indépendants de la volonté des administrateurs, peuvent également être invoqués. C'est le cas de la multiplication des sociétés d'horticulture et d'écologie dans les villes environnantes, du vieillissement de la population (ces gens ont déjà aménagé les abords de leur maison), des nouveaux quartiers qui offrent peu d'espace à l'aménagement, et de la présence et des activités variées de Laval en Fleurs.

Ajoutons à cela une hypothèse que nous nous permettons de formuler : la période 1992-2001 correspond, à peu de chose près, au boom horticole dans les médias. Le grand public a maintenant accès à des émissions spécialisées (Jardins d'aujourd'hui, Fleurs, plantes et jardins etc.), à des chroniques horticoles à l'intérieur d'autres émissions) et finalement plusieurs ouvrages typiquement " québécois " sont disponibles sur le marché en matière d`horticulture. C'est donc dire que l'information horticole circule et qu'il n'est plus nécessaire de se joindre à une société d'horticulture et d'écologie pour réussir et dénicher de l'information pertinente.

Néanmoins, grâce à Madame Charbonneau, et à une poignée de membres dévoués (les Arsenault, Gadoua, Lapointe, Brouillet et compagnie) la Société a pu survivre jusqu'en 2001 et nous les en remercions tous.







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Cette page a été mise à jour le
24 août 2007